Dans le génocide contre les Tutsi au Rwandais, deuxième des trois génocides reconnus du XXe siècle après la Shoa et avant le génocide bosniaque, il ressort des témoignages et de la documentation disponible que, l’Etat français a pris fait et cause pour les génocidaires hutus avant, pendant et après le génocide. By Venyamin


 

« Je m’étonne que le Président Houphouët que nous admirons pour sa prise de position contre le génocide Biafrais, prépare le lit à un homicide d’une horreur ineffable ». Ainsi, quelques mois avant le génocide des Guébiés, Krabgé Gnangbé achevait une de ces lettres qu’il adressa au président français en vue de dénoncer l’attitude du pouvoir de Feu Felix Houphouët Boigny. [i] Aujourd’hui, les gens qui aiment tant parler de droit de l’homme et de paix sont en train de conjuguer leurs efforts dans un calme très serein pour commettre l’impensable.

Il y a quelques semaines de cela, nous étions en avril, le mois de la capture du président Laurent Gbagbo par les forces françaises. Le mois d’avril fut aussi celui du début du génocide arménien [ii], mais surtout celui du génocide Rwandais [iii]. Le génocide des Tutsi au Rwandais, deuxième des trois génocides reconnus du XXe siècle après la Shoa et avant le génocide bosniaque, fut perpétré du 7 avril jusqu’en juillet 1994, et La France était de la partie. En effet, il ressort des témoignages et de la documentation disponible que, l’Etat français a pris fait et cause pour les génocidaires hutus avant, pendant et après le génocide.

Aujourd’hui, le général François Lecointre [iv], l’un des officiers français qui a participé à ce génocide et à celui de la Bosnie, donc à deux des trois plus grands génocides connus du XXe siècle, a été choisi par Emmanuel Macron, le président de la France, comme chef d’état-major des armées françaises. Suite à ce choix, l’on est alors tenté de se demander pour quel autre génocide la France est-elle en train de s’activer ? La question des responsabilités à engager donne tout son intérêt à cette interrogation. Car si la Belgique, pays colonisateur du Rwanda, qui a joué un rôle un peu moindre dans la commission du génocide des Tutsis, a depuis présenté des excuses publiques au Rwanda, la France qui, selon les preuves accablantes, est trempée jusqu’à la moelle dans la préparation, la réalisation et le service après-vente de ce génocide, continue de nier toute responsabilité dans ce drame qu’a connu l’Afrique. En Côte d’Ivoire, cette machine qui est en train d’être mise en place avec l’appui de la France et qui risque d’être encore plus destructrice est fort étrangement semblable à la préparation au génocide qui eut lieu au Rwanda.

Le parallèle est très frappant, non seulement quant à l’implication illogique de la France dans les faits (I) mais aussi dans la réunion des conditions du génocide (II).

L’implication surprenante et illogique de la Française hier dans le génocide.

Cette implication française est manifeste, au Rwanda mais aussi en Côte d’Ivoire, sur le théâtre des combats mais aussi par l’intervention des officiels français en l’occurrence les ambassadeurs de France.

Sur le théâtre des opérations

Au Rwanda

Selon ce qui ressort des documentaires, d’une armée d’hutus de 5.000 personnes, les militaires français en ont fait une armée de 35.000 hommes en seulement trois mois. La formation d’un bon soldat étant plus longue, il apparait donc qu’il s’agit de la formation de miliciens. Dans le même temps, l’effectif des militaires français a atteint 680 hommes pour ensuite monter à plus d’un millier vers la fin du génocide. Ainsi dans la préparation du génocide, la France instruit et forme les soldats hutus ; paye et fournit les armes à cette armée de génocidaires avérés. [v] Pendant le déroulé du génocide, comme le reconnait d’ailleurs la DGSE, la France s’abstiennent d’intervenir pour stopper le génocide, encore moins de le condamner. Ensuite, lorsque le FPR prend Kigali, les militaires français aident les génocidaires à se replier dans le sud et reçoivent des instructions claires – selon leurs termes – de l’Elysée, d’entreprendre rapidement de créer une zone sécurisée. [vi] Pire et contre toute logique, alors que le génocide est en train de prendre fin, les officiers Français reçoivent l’ordre de l’Elysée de réarmer les génocidaires, ces individus qui venaient de commettre le génocide le plus rapide au monde – en 100 jours – avec le record d’environ 8.000 personnes tuées en moyenne par jour. [vii] Des chefs de milice repentis avaient à plusieurs reprises alerté les belges, les français et l’Onu de cette capacité destructrice de leurs hommes. Selon les dires de ceux qui ont beaucoup étudié ce génocide, le système mis en place par les français, fut plus puissant que la machine de guerre déployée par les nazis durant la deuxième guerre mondiale. [viii]

En Côte d’Ivoire

Ce qui est frappant, c’est que la France opère de la même manière en Côte d’Ivoire.

Tout a été fait pour que soient distinguées deux catégories d’ivoiriens. Les nordistes qui seraient  musulmans et les sudistes qui seraient chrétiens.

En 2002 après que les loyalistes eurent vaillamment résisté à l’assaut des putschistes, lorsqu’ils procédèrent à l’identification des corps, ils s’aperçurent que les combattants étaient en majeur partie des burkinabés. Faisant donc face à une agression extérieure, le ministre de la défense Lida Kouassi a sollicité du 43e BIMA l’application des accords de défense. Mais contre toute logique, l’ambassadeur de France Renaud Vignal s’est opposé. Alors que les loyalistes entreprirent de pourchasser les putschistes, les militaires français sont intervenus pour empêcher la progression des fds et porter main forte aux rebelles sous prétexte de vouloir exfiltrer leurs ressortissants de la ville Bouaké. Profitant de ce temps, ils ont réarmé et réorganisé ces putschistes qui venaient d’être mis en déroute à Abidjan. De Villepin invente alors la partition du pays. Les militaires français créent une zone de confiance et coupent le pays en deux.

En 2011, soit après près de 10 ans que les rebelles gèrent le nord grâce à la protection de la France, pour un contentieux électoral, la France a orchestré une offensive médiatique surprenante en vue d’intoxiquer et de préparer les esprits à la guerre, malgré toutes les irrégularités manifestes du scrutin. [ix] Les acteurs furent poussés à la guerre. Et quand celle-ci survint, les militaires français, les soldats de l’Onu, et les mercenaires sahéliens participèrent aux combats et ouvrèrent les voies pour les rebelles qui progressaient sur Abidjan. [x]

Mais arrivés à Abidjan, les loyalistes, très aguerris au combat, éliminent 80% des rebelles. Dès lors, les militaires français prennent ouvertement le devant des combats. Ils bombardent toutes les bases militaires et toutes les soutes à munition. Les opérations sont décidées et dirigées à partir de l’hôtel du golf, le QG de campagne d’Alassane Ouattara. [xi] La résidence du président est outrancièrement bombardée pendant près de deux semaines et encore avec une plus grande sauvagerie dans la nuit du 8 au 9 Avril 2011. [xii]

Par ailleurs, les Français accusent aussi d’énormes pertes en matériel et vie humaine : 7 hélicoptères et 1 avion de chasse sont abattus ou endommagés. Et avec les combats à Cocody, les militaires français perdent environ 300 des leurs. [xiii] Toutefois, la plupart des militaires français tombés sur le champ sont des légionnaires, des étrangers presque sans famille, des reclus de la société, qui combattent sous le drapeau français. Ce qui fait que les pertes en vie humaine des militaires français ne furent pas ressenties dans les familles en France comme lorsque sur instruction des politiques français, le cantonnement des militaires français à Bouaké avait été bombardé. [xiv]

Alors que le 11 Avril, avec la capture du président Gbagbo, normalement la guerre devrait être finie, à l’ouest du pays cependant, les rebelles assistés des soldats onusiens exterminent systématiquement les Wê à Duekoué, Guitrozon, Nabibly…

L’intervention des ambassadeurs de Français

Au Rwanda

Les ambassadeurs de France au Rwanda à cette époque, Georges Martres et Marlaud Jean-Michel, apportent le soutien de la France aux génocidaires [xv].

Georges Martes

L’ambassadeur de France Georges Martres (1990 – 1993) avec la succession des événements entre 1990 et 1993, au sujet desquels il envoie des Télégrammes Diplomatiques à l’Elysée, montrent qu’il était parfaitement au courant de la préparation du génocide contre les Tutsi et qu’il a, en connaissance de cause, appuyé le régime d’Habyarimana qui préparait l’extermination d’une partie la population Rwandaise.

Voici par exemple ce qu’il écrivit le 5 juin 1992 : « Le président Habyarimana m’a appelé ce matin à 08h00 pour me faire connaître que le Front patriotique rwandais avait attaqué la ville de Byumba dans le cadre d’une action directe combinée avec des diversions latérales sur Mukono et Kaniga. (…) Le chef de l’Etat souhaite évidemment qu’une deuxième compagnie soit envoyée immédiatement à Kigali pour couvrir la ville et l’aéroport. Qu’elle que soit la nature et l’ampleur de cette attaque que le poste n’est pas encore en mesure d’évaluer, il me paraît en tout état de cause nécessaire de renforcer le détachement Noroît ». [xvi]

Il en est ainsi jusqu’à ce que lorsque ses rapports montrent qu’il commence à s’inquiéter pour l’extrémisme grandissant d’une partie des hutus, il est relevé de ses fonctions et est remplacé par Marlaud Jean-Michel qui apporte son soutien aux hutus extrémistes.

Marlaud Jean-Michel

L’ambassadeur Marlaud Jean-Michel (mai 1993 – avril 1994) selon ses propres aveux et ceux de ses collaborateurs devant la Mission française d’Information Parlementaire, il reconnut qu’il recevait suffisamment d’informations sur l’imminence du génocide contre les Tutsi. Par exemple, le 12 janvier 1994, le chargé d’affaires de l’ambassade de France à Kigali, Monsieur Bunel, qui était sous les ordres de l’ambassadeur Marlaud envoya un télégramme à Paris, faisant état de l’existence d’un plan de génocide sur les Tutsi.

Dès le début du génocide en grandeur nature, l’ambassadeur se montra très actif au côté des extrémistes hutus. Le 07 avril 1994, Jean-Michel Marlaud participa activement à la formation, dans les bureaux de l’ambassade de France, du gouvernement intérimaire qui exécutait le génocide. Entre le 07 et le 14 avril 1994, Jean-Michel Marlaud a privilégié l’exfiltration des extrémistes du régime qui étaient responsables des massacres. Et pour défendre le génocide, Jean-Michel Marlaud a maintenu une conduite accréditant les thèses du gouvernement intérimaire en justifiant le génocide par le conflit armé et en incriminant le FPR.

En 2002 et 2011, les ambassadeurs de France agirent de la même manière en Côte d’Ivoire. Sacré France !

En Côte d’Ivoire

Pendant le coup d’état de 2002 et celui de 2011, les ambassadeurs Vignal et Jean Marc Simon s’engagèrent au côté des assaillants et des rebelles de Soro Guillaume.

Renaud Vignal

Le 19 septembre 2002, de bonne heure, alors que le coup d’état en Côte d’Ivoire était encore en cours, l’ambassadeur de France Renaud Vignal, déjà à l’ambassade de France à Abidjan Plateau curieusement à cette heure du jour, appelle tour à tour les membres visés du gouvernement pour vérifier s’ils sont toujours vivants après l’assaut des assaillants. Alors qu’Alassane Ouattara n’est qu’un simple opposant, l’ambassadeur se montre préoccupé pour la vie de ce dernier. Il demande au ministre de la défense de l’autoriser à prendre, celui qui avait promis rendre le pays ingouvernable, à sa résidence. Le ministre de la défense lui rétorque que pour l’instant il se préoccupe moins du sort d’un individu que de la situation générale qui prévaut dans le pays. Face à la loyauté et la fermeté du ministre de la défense, l’ambassadeur Renaud Vignal dévoilant le fond de la pensé élyséenne, lui fit la remarque suivante : monsieur le ministre d’Etat, vous voilà par la force des choses dans la position d’un chef d’Etat ! Et vous pourriez y demeurer ! Après la réponse que lui fit le ministre à cette suite, se sentant découvert dans sa manigance, tout honteux, l’ambassadeur de France fut obligé de prendre la porte. [xvii]

Sous l’impulsion du ministre de la défense, la résistance s’organise. Les hommes de Bombet, de Detho Letho, d’Abéhi et du commandant Kouamé ainsi que du capitaine Gnapka tapissent et reprennent progressivement le dessus sur les différentes cibles. Constatant que les loyalistes reprennent le dessus, les téléphones satellitaires des assaillants reçoivent l’appel de Renaud Vignal, l’ambassadeur de France. Il leur demande de se replier à Bouaké. Il s’oppose également à la mise en œuvre des accords de défenses avec la France.[xviii]

Jean Marc Simon

En 2011 pendant la crise poste électorale les français aident les rebelles dans leur progression vers la capitale économique en leur fournissant un appui militaire aérien et terrestre pour évincer le président Gbagbo. L’ambassadeur Marc Simon est en personne sur le théâtre des opérations faisant plusieurs navettes entre sa résidence et le Golf Hôtel. Il ne manque surtout pas de faire des interviews et des déclarations.

La mise en place des conditions du génocide.

L’adage dit que le chien ne change pas sa manière de s’assoir. La France est en train de créer les conditions d’un Rwanda bis en Côte d’Ivoire.

L’action française

Les frci génocidaires sont encadrés et réarmés par la France

Dès après la capture du président Gbagbo, les rebelles baptisés pour la circonstance de FRCI, procédèrent à un génocide à l’ouest du pays. De longs jours durant, Ils visèrent et tuèrent systématiquement les Wê. Ces gens qui venaient ainsi d’exposer à grand jour leurs velléités génocidaires dans l’ouest ivoirien, notamment à Duékoué, à Guiglo, Guitrozon, Nahibly et Adebem, sous l’œil complice des forces onusiennes et françaises, sont encadrés et réarmés par les français.

Pour la construction de la nouvelle armée, la France intégra à l’armée des gens qui furent longtemps durant des analphabètes rebelles et pire qui n’eurent aucune formation initiale. Ils se passèrent aussi des officiers fds qui avaient fait des écoles militaires en Côte d’Ivoire – l’EMPT de Bingerville, L’EFA, l’Académie de la Mer – et participé à des formations en Europe, aux Etats Unis, en Israël et en Russie. Parce que ne faisant pas confiance à ceux-là disent-ils, les français ont favorisé la promotion des rebelles, des anciens caporaux et sergents comme des commandants, des colonels et les mirent comme responsables des unités opérationnelles de l’armé. Le résultat est que ces gens ne connaissant aucune règle élémentaire de discipline militaire ni de gestion de l’armée, font des manifestations arme au poing, attaquent et détruisent des bases de leur frères d’armes. Et les français sont obligés de reconnaitre cette forfaiture.

Les militaires français eux même s’entraînent et renforcent leurs positions

En 2017 suite à une cache d’une quantité importante d’arme découverte dans le sous-sol du chef de protocole de Guillaume Soro, ex-chef rebelle, l’opinion publique nationale et internationale découvre que la France, par leur cheval de Troie qu’est le Burkina, avait abondamment armé les ex-rebelles devenus frci. Après cette découverte, la France elle-même, renforce ses positions en matériels et en moyens humains sous prétexte que la Côte d’Ivoire est un poste avancé de l’armée française.[xix] En 2014 les marsouins débarquent au bord de la lagune Ebrié. A cette date, le bruit couru que la France a envoyé en Côte d’Ivoire de nouveaux types d’armes qu’ils essayeraient sur les populations en cas de conflit. Dès le second semestre 2017 outre le camp du 43 BIMA où ils peuvent s’entrainer, ils s’exercent au tir à l’écomor et s’entrainent sur les installations des commandos de la gendarmerie à akandjé. Alors qu’ils disposent déjà d’une grande base militaire à Port Bouët, ils déploient le Dixmude au large des côtes ivoiriennes à San-Pedro que découvrirent les portugais en 1471. Pire ils refusent de le faire partir pour Saint Martin ou des français de nationalité sont frappés de plein fouet par un ouragan. Le Dixmude peut transporter 20 hélicoptères, 100 chars blindés, des munitions en quantité suffisantes pour tout ce matériel et des ressources humaines en nombre suffisant pour manœuvrer tous ces appareils. Il a à son bord du matériel de commandement de haut niveau, un hôpital. En fait la France installe une deuxième base militaire en Côte d’Ivoire quoi !

La nomination d’un ambassadeur chef d’escadron de gendarmerie.

C’est dans un tel contexte, qu’à l’instar de Georges Martes, Marlaud Jean-Michel au Rwanda, Vignal et Jean Marc-Simon en 2002 et 2011 en Côte d’Ivoire, aujourd’hui Gilles Huberson chef d’escadron de la gendarmerie est nommé ambassadeur en Côte d’Ivoire. Pour faire plus simple, disons qu’un gendarme peut se comporter comme un policier s’il le faut ou comme un militaire s’il le faut. Donc quand il le faudra il pourra carrément diriger des opérations militaires comme Renaud Vignal en 2002 et Jean Marc Simon en 2011. Déjà en 2011, un gendarme français, qui dit-on a fait plusieurs pays dont l’Irak, a été dépêché en Côte d’Ivoire à bord d’un avion de ligne dans lequel il était pratiquement seul avec l’équipage. Qui de mieux qu’un chef d’escadron comme ambassadeur pour diriger des troupes ?

La machine du génocide

Au Rwanda, la machine génocidaire mise en place et pilotée par la France avait trois (3) composantes : un pouvoir exécutif exercé par l’Hutu Power, des militaires de carrière qu’étaient les hommes de la garde présidentielle et la gendarmerie, et une coalition de milices connue sous l’appellation des Interahamwe. Les mêmes composantes se présentent en Côte d’Ivoire. Le RHDP est à l’exécutif, les FRCI bien armés d’au moins 300 tonnes d’armes sont en attente et les « Microbes » et les mercenaires sahéliens attendent d’en finir une bonne fois pour toute.

Les Hutus power, au Rwanda, le RHDP en Côte d’Ivoire

L’Hutu Power était un mouvement idéologique d’extrémistes hutus au Rwanda. C’est ce mouvement qui a animé le gouvernement intérimaire rwandais, constitué à l’ambassade de France dans les jours qui suivirent l’attentat du 6 avril 1994 contre le président Habyarimana. Il représentait le pouvoir exécutif. [xx]

Le RHDP (Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix) est une coalition de partis politiques qui a vu le jour en 2005 et qui se veut défenseur de l’idéologie d’Houphouët. Les deux principaux partis qui animent cette coalition sont le PDCI et le RDR. Le PDCI, socle du RHDP, a à son passif deux génocides, celui du Samwi dès les indépendances et du Guébié en 1970, les divers complots pour éliminer les adversaires politiques. Le RDR, dès l’accession à sa présidence par Alassane Ouattara, devient un parti de violence. Il a à son compteur outre les marches violentes à caractère insurrectionnel, le coup d’état de 1999, les tentatives de coup entre 2000 et 2002. Ces deux parties dans une alliance secrète réalisent le coup d’état de 2002, créent et financent la rébellion dans la partie nord du pays de 2002 à 2010. Coalisés officiellement dans le RHDP en 2005, aux élections d’Octobre 2010, les dirigeants de ces deux parties se retranchent au Golf Hôtel et appellent à la guerre. A l’issue de cette guerre gagnée pour eux par la France, le RHDP gère le pays depuis 2011 selon l’idéologie d’Houphouët : laisser libre cours à l’injustice pour un hypothétique ordre et s’allier encore et encore beaucoup plus de sahélien pour s’assurer une base électorale. Il résulte de cette politique, comme il est manifeste aujourd’hui, des Massacres systématiques de populations spécialement dans l’ouest du pays, arrestations et emprisonnements arbitraires, tortures, spoliations de bien, gel d’avoir de tous ceux qui pensent différemment, rattrapage ethnique, braderie des biens publics, recours à l’endettement de façon outrancière, tel est le programme de gouvernement… Dès qu’ils se sentent menacés, ils jettent leur dévolu sur l’ouest du pays. Dans une forme du gouvernement intérimaire rwandais, Hamed Bakayoko est nommé ministre de la défense.

La garde présidentielle au Rwanda et les FRCI en Côte d’Ivoire

La deuxième composante de la machine génocidaire au Rwanda est la garde présidentielle au moment des faits, était une unité d’élite, une force spéciale de l’armée. Les éléments de cette garde présidentielle furent formés par des gendarmes français. Quoiqu’il puisse y existé la gendarmerie, c’était le noyau dur. D’ailleurs, avant que le gouvernement intérimaire rwandais puisse être formé au lendemain de l’attentat du 6 avril 1994 contre le président Habyariamana, cette élite extrémiste Hutu était protégée dans la caserne de la garde présidentielle.

Les FRCI ce sont les assaillants de 2002 qui devinrent les rebelles, ensuite les forces nouvelles et frci dès le début de la guerre de 2011. La plus part des leurs, chefs rebelles qui étaient des com- zone dans la partie septentrionale du pays, ceux-là même qui commirent de nombreux crimes contre l’humanité, furent promus tous officiers supérieurs à la tête de l’armée et ont des masters quoique ne sachant ni lire et écrire. Aujourd’hui ils sont équipés avec des moyens militaires importants y compris des hélicoptères de combat. Ils font office de la garde présidentielle du Rwanda.

Les interahamwés au Rwanda, les Microbes et sahéliens en Côte d’Ivoire.

Les inetrahamwé, troisième composante de la machine, étaient la milice du pouvoir. Mais ce nom a été aussi attribué à l’ensemble des milices des parties politiques qui s’étaient coalisés à la veille du 6 avril 1994 pour commettre les massacres avec les Interahamwe. Ce sont les Impuzamugambi miliciens du parti Coalition pour la défense de la République (CDR), les Inkuba, miliciens du parti Mouvement Démocratique Républicain (MDR), et les Abakombozi, miliciens du Parti Social-Démocrate (PSD). Des témoignages de Rwandais et d’un gendarme français du GIGN, formateur de la garde présidentielle rwandaise, accusent la France d’avoir contribué à la formation des Interahamwe dans le cadre des formations de la gendarmerie rwandaise de 1990 à 1993.[xxi]

Les « Microbes » milice gouvernementale, aux dire le l’Imam Diaby Almamy, en général agés de 7 à 18 ans, pour beaucoup, ils ne sont pas Ivoiriens. Il y a des Maliens, des Guinéens, des Burkinabés. Le chef d’Attécoubé par exemple est Burkinabé et son second Malien. Leurs actions sont coordonnées par des chefs qui sont à Attécoubé, Adjamé et Abobo. Ce sont de grosses têtes qui ont participés à la rébellion qui sont derrière ces enfants… certains de ces miliciens arrêtés par la Police sont regroupés sur des sites comme San Pedro et Mbayakro puis nourris comme des princes avec la Gendarmerie assurant leur sécurité sur ces sites.[xxii] En pleine journée, les membres de cette milice, en grand nombre, investissent subitement une rue, dépouillent tous ceux qu’ils trouvent sur leur passage, éliminent des personnes selon leur appréciation et disparaissent comme ils ont apparus. Ce qui est surprenant le CCDO n’est jamais dans les environs de leur lieu d’opération. C’est un peu comme s’ils connaissent le dispositif du CCDO avant leur action, ou si les hommes du CCDO sont disposés de telle sorte à ne pas gêner l’action des Microbes.

A l’instar des interahamwé qui furent formés pendant que les français formaient les gendarmes hutus, Il est fort possible que les microbes reçoivent une formation de force spéciale. En effet, fin janvier 2018, le ministre de la défense Hamed Bakayoko annoncent que les forces spéciales qui sont sous le commandement direct du président du président Alassane Ouattara recrutent.[xxiii] Parmi les conditions pour être recruté, il faut être âgé de 18 à 23 ans. Les microbes étaient âgés en 2014 entre 7 et 18 ans. Entre 2014 et 2018 il y a 4 ans. 14+4 = 18 et 18+4= 22. Donc les « Microbes » qui avaient 14 ans en 2014 ont aujourd’hui 18 et les plus âgés des « Microbes » qui avait 18 ans en 2014 ont aujourd’hui 22 ans. L’on comprend que tous les membres de cette milice les « Microbes » qui avaient 14 ans et plus en 2014 peuvent intégrer les forces spéciales ou recevoir une formation de force spéciale.

Ne serait-ce pas le but de ce recrutement ? Sinon pourquoi mettre à la retraite anticipée un mois plus tôt 961 militaires déjà formés et opérationnels et qui pour beaucoup ont encore de nombreuses années de service à accomplir avant la retraite ? Si les Microbes qui arrivent à opérer en pleine journée à Abidjan sans que la police et la gendarmerie ne soient capables de mettre la main sur eux, s’ils deviennent et sont formés et équipé comme des forces spéciales ce qui est en préparation risque d’être pire que le Rwanda. Ces gens seront plus redoutables que les interahamwé qui pendant le génocide Rwandais étaient même crains par les militaires. Il revient que 9 000 personnes ont été recrutées et sont en formation. Et à Bouaké et dans le nord depuis plusieurs mois de nombreux jeunes sont recrutés et en formations militaire pour le compte de Soro Guillaume.

Les mercenaires sahéliens très intéressés dans le conflit en Côte d’Ivoire sont aussi à l’affût. En 2011, ils combattent au coté des rebelles pour renverser le président Gbagbo. Ils ont ensuite investi les quartiers populaires à Abidjan et surtout l’ouest du pays. Ils viennent récemment de piller et incendier un village à l’ouest parce que les villageois ont contesté leur présence dans la zone. En octobre 2017, ils avaient déjà quadrillé la ville de Bouaké. Les français sont très bien informés de tout ça. Mais ils regardent passivement parce que leur désire depuis longtemps c’est une guerre inter ethnique ou interreligieuse. Et la chance des ivoiriens est que le Dieu du ciel a toujours préservé le pays du pire.

Conclusion

Au total, avec Monsieur Macron – président de France -, son chef d’état-major des armées, génocidaire expérimenté, son ambassadeur chef d’escadron de gendarmerie, les armes déployées, les génocidaires avérés encadrés, les milices formés et mercenaires sahéliens en tout genre déployés, quel est le but de la France ? Apparemment, la conquête de ce territoire qu’ils appellent colonie française depuis 1893 n’est pas encore achevée. C’est à cet objectif que la France et le RHDP travaillent. Il est dit que 15% de tous les déportés juifs pendant la Shoa le furent par les français. Quand pendant la Shoa les juifs sont déportés c’est pour les exterminer. On sait qu’à cette occasion, 6.000.000 de juifs furent exterminés. 15% x 6.000.000 = 900.000 juifs exterminés dont la France est plus ou moins responsable. Le génocide du Rwanda selon l’ONU a fait 800.000 morts mais selon les rwandais 1.000.000 de morts. La moyenne entre 1.000.000 et 800.000 est 900.000 rwandais tués par la faute et la collaboration active de la France. Quand on sait que lorsque les juifs voulurent retourner dans leur pays, il leur fut proposé l’Ouganda ou le Rwanda, l’on imagine bien que s’ils étaient venus au Rwanda, ils n’auraient pas échappé à la furie des français tuant quasiment le même nombre de personne mais avec une plus grande rapidité. Alors que qu’adviendra-t-il en Côte d’Ivoire ou certains auteurs exposent que le peuple Krou (Coush) sont des Sian, enfant d’Israël. Lorsqu’on se souvient qu’il fut dit que ce qui va se commettre dans ce pays sera pire qu’au Rwanda, l’on s’interroge ! Y aura-t-il utilisation d’armes chimiques ? En 2014, en plus de l’arrivé des marsouins, le bruit a couru que les militaires français avaient de nouvelles armes, des armes chimiques qu’ils essayeraient sur la population. Et puis avec la milice les «  Microbes » à l’allure de forces spéciales, il y a de quoi être inquiet.

Puisse le D.ieu du ciel avoir pitié de ce pays et le méchant tomber dans la force qu’il a ouverte !

 

FRANCE : Rwanda, Côte d’Ivoire, Quelle Suite Française ? Dans le génocide contre les Tutsi au Rwandais, deuxième des trois génocides reconnus du XXe siècle après la Shoa et avant le génocide bosniaque, il ressort des témoignages et de la documentation disponible que, l’Etat français a pris fait et cause pour les génocidaires hutus avant, pendant et après le génocide. By Shlomit Abel & Venyamin « Je m’étonne que le Président Houphouët que nous admirons pour sa prise de position contre le génocide Biafrais, prépare le lit à un homicide d’une horreur ineffable ». Ainsi, quelques mois avant le génocide des Guébiés, Krabgé Gnangbé achevait une de ces lettres qu’il adressa au président français en vue de dénoncer l’attitude du pouvoir de Feu Felix Houphouët Boigny. [i] Aujourd’hui, les gens qui aiment tant parler de droit de l’homme et de paix sont en train de conjuguer leurs efforts dans un calme très serein pour commettre l’impensable. Il y a quelques semaines de cela, nous étions en avril, le mois de la capture du président Laurent Gbagbo par les forces françaises. Le mois d’avril fut aussi celui du début du génocide arménien [ii], mais surtout celui du génocide Rwandais [iii]. Le génocide des Tutsi au Rwandais, deuxième des trois génocides reconnus du XXe siècle après la Shoa et avant le génocide bosniaque, fut perpétré du 7 avril jusqu’en juillet 1994, et La France était de la partie. En effet, il ressort des témoignages et de la documentation disponible que, l’Etat français a pris fait et cause pour les génocidaires hutus avant, pendant et après le génocide. Aujourd’hui, le général François Lecointre [iv], l’un des officiers français qui a participé à ce génocide et à celui de la Bosnie, donc à deux des trois plus grands génocides connus du XXe siècle, a été choisi par Emmanuel Macron, le président de la France, comme chef d’état-major des armées françaises. Suite à ce choix, l’on est alors tenté de se demander pour quel autre génocide la France est-elle en train de s’activer ? La question des responsabilités à engager donne tout son intérêt à cette interrogation. Car si la Belgique, pays colonisateur du Rwanda, qui a joué un rôle un peu moindre dans la commission du génocide des Tutsis, a depuis présenté des excuses publiques au Rwanda, la France qui, selon les preuves accablantes, est trempée jusqu’à la moelle dans la préparation, la réalisation et le service après-vente de ce génocide, continue de nier toute responsabilité dans ce drame qu’a connu l’Afrique. En Côte d’Ivoire, cette machine qui est en train d’être mise en place avec l’appui de la France et qui risque d’être encore plus destructrice est fort étrangement semblable à la préparation au génocide qui eut lieu au Rwanda. Le parallèle est très frappant, non seulement quant à l’implication illogique de la France dans les faits (I) mais aussi dans la réunion des conditions du génocide (II). L’implication surprenante et illogique de la Française hier dans le génocide. Cette implication française est manifeste, au Rwanda mais aussi en Côte d’Ivoire, sur le théâtre des combats mais aussi par l’intervention des officiels français en l’occurrence les ambassadeurs de France. Sur le théâtre des opérations Au Rwanda Selon ce qui ressort des documentaires, d’une armée d’hutus de 5.000 personnes, les militaires français en ont fait une armée de 35.000 hommes en seulement trois mois. La formation d’un bon soldat étant plus longue, il apparait donc qu’il s’agit de la formation de miliciens. Dans le même temps, l’effectif des militaires français a atteint 680 hommes pour ensuite monter à plus d’un millier vers la fin du génocide. Ainsi dans la préparation du génocide, la France instruit et forme les soldats hutus ; paye et fournit les armes à cette armée de génocidaires avérés. [v] Pendant le déroulé du génocide, comme le reconnait d’ailleurs la DGSE, la France s’abstiennent d’intervenir pour stopper le génocide, encore moins de le condamner. Ensuite, lorsque le FPR prend Kigali, les militaires français aident les génocidaires à se replier dans le sud et reçoivent des instructions claires – selon leurs termes – de l’Elysée, d’entreprendre rapidement de créer une zone sécurisée. [vi] Pire et contre toute logique, alors que le génocide est en train de prendre fin, les officiers Français reçoivent l’ordre de l’Elysée de réarmer les génocidaires, ces individus qui venaient de commettre le génocide le plus rapide au monde – en 100 jours – avec le record d’environ 8.000 personnes tuées en moyenne par jour. [vii] Des chefs de milice repentis avaient à plusieurs reprises alerté les belges, les français et l’Onu de cette capacité destructrice de leurs hommes. Selon les dires de ceux qui ont beaucoup étudié ce génocide, le système mis en place par les français, fut plus puissant que la machine de guerre déployée par les nazis durant la deuxième guerre mondiale. [viii] En Côte d’Ivoire Ce qui est frappant, c’est que la France opère de la même manière en Côte d’Ivoire. Tout a été fait pour que soient distinguées deux catégories d’ivoiriens. Les nordistes qui seraient  musulmans et les sudistes qui seraient chrétiens. En 2002 après que les loyalistes eurent vaillamment résisté à l’assaut des putschistes, lorsqu’ils procédèrent à l’identification des corps, ils s’aperçurent que les combattants étaient en majeur partie des burkinabés. Faisant donc face à une agression extérieure, le ministre de la défense Lida Kouassi a sollicité du 43e BIMA l’application des accords de défense. Mais contre toute logique, l’ambassadeur de France Renaud Vignal s’est opposé. Alors que les loyalistes entreprirent de pourchasser les putschistes, les militaires français sont intervenus pour empêcher la progression des fds et porter main forte aux rebelles sous prétexte de vouloir exfiltrer leurs ressortissants de la ville Bouaké. Profitant de ce temps, ils ont réarmé et réorganisé ces putschistes qui venaient d’être mis en déroute à Abidjan. De Villepin invente alors la partition du pays. Les militaires français créent une zone de confiance et coupent le pays en deux. En 2011, soit après près de 10 ans que les rebelles gèrent le nord grâce à la protection de la France, pour un contentieux électoral, la France a orchestré une offensive médiatique surprenante en vue d’intoxiquer et de préparer les esprits à la guerre, malgré toutes les irrégularités manifestes du scrutin. [ix] Les acteurs furent poussés à la guerre. Et quand celle-ci survint, les militaires français, les soldats de l’Onu, et les mercenaires sahéliens participèrent aux combats et ouvrèrent les voies pour les rebelles qui progressaient sur Abidjan. [x] Mais arrivés à Abidjan, les loyalistes, très aguerris au combat, éliminent 80% des rebelles. Dès lors, les militaires français prennent ouvertement le devant des combats. Ils bombardent toutes les bases militaires et toutes les soutes à munition. Les opérations sont décidées et dirigées à partir de l’hôtel du golf, le QG de campagne d’Alassane Ouattara. [xi] La résidence du président est outrancièrement bombardée pendant près de deux semaines et encore avec une plus grande sauvagerie dans la nuit du 8 au 9 Avril 2011. [xii] Par ailleurs, les Français accusent aussi d’énormes pertes en matériel et vie humaine : 7 hélicoptères et 1 avion de chasse sont abattus ou endommagés. Et avec les combats à Cocody, les militaires français perdent environ 300 des leurs. [xiii] Toutefois, la plupart des militaires français tombés sur le champ sont des légionnaires, des étrangers presque sans famille, des reclus de la société, qui combattent sous le drapeau français. Ce qui fait que les pertes en vie humaine des militaires français ne furent pas ressenties dans les familles en France comme lorsque sur instruction des politiques français, le cantonnement des militaires français à Bouaké avait été bombardé. [xiv] Alors que le 11 Avril, avec la capture du président Gbagbo, normalement la guerre devrait être finie, à l’ouest du pays cependant, les rebelles assistés des soldats onusiens exterminent systématiquement les Wê à Duekoué, Guitrozon, Nabibly… L’intervention des ambassadeurs de Français Au Rwanda Les ambassadeurs de France au Rwanda à cette époque, Georges Martres et Marlaud Jean-Michel, apportent le soutien de la France aux génocidaires [xv]. Georges Martes L’ambassadeur de France Georges Martres (1990 – 1993) avec la succession des événements entre 1990 et 1993, au sujet desquels il envoie des Télégrammes Diplomatiques à l’Elysée, montrent qu’il était parfaitement au courant de la préparation du génocide contre les Tutsi et qu’il a, en connaissance de cause, appuyé le régime d’Habyarimana qui préparait l’extermination d’une partie la population Rwandaise. Voici par exemple ce qu’il écrivit le 5 juin 1992 : « Le président Habyarimana m’a appelé ce matin à 08h00 pour me faire connaître que le Front patriotique rwandais avait attaqué la ville de Byumba dans le cadre d’une action directe combinée avec des diversions latérales sur Mukono et Kaniga. (…) Le chef de l’Etat souhaite évidemment qu’une deuxième compagnie soit envoyée immédiatement à Kigali pour couvrir la ville et l’aéroport. Qu’elle que soit la nature et l’ampleur de cette attaque que le poste n’est pas encore en mesure d’évaluer, il me paraît en tout état de cause nécessaire de renforcer le détachement Noroît ». [xvi] Il en est ainsi jusqu’à ce que lorsque ses rapports montrent qu’il commence à s’inquiéter pour l’extrémisme grandissant d’une partie des hutus, il est relevé de ses fonctions et est remplacé par Marlaud Jean-Michel qui apporte son soutien aux hutus extrémistes. Marlaud Jean-Michel L’ambassadeur Marlaud Jean-Michel (mai 1993 – avril 1994) selon ses propres aveux et ceux de ses collaborateurs devant la Mission française d’Information Parlementaire, il reconnut qu’il recevait suffisamment d’informations sur l’imminence du génocide contre les Tutsi. Par exemple, le 12 janvier 1994, le chargé d’affaires de l’ambassade de France à Kigali, Monsieur Bunel, qui était sous les ordres de l’ambassadeur Marlaud envoya un télégramme à Paris, faisant état de l’existence d’un plan de génocide sur les Tutsi. Dès le début du génocide en grandeur nature, l’ambassadeur se montra très actif au côté des extrémistes hutus. Le 07 avril 1994, Jean-Michel Marlaud participa activement à la formation, dans les bureaux de l’ambassade de France, du gouvernement intérimaire qui exécutait le génocide. Entre le 07 et le 14 avril 1994, Jean-Michel Marlaud a privilégié l’exfiltration des extrémistes du régime qui étaient responsables des massacres. Et pour défendre le génocide, Jean-Michel Marlaud a maintenu une conduite accréditant les thèses du gouvernement intérimaire en justifiant le génocide par le conflit armé et en incriminant le FPR. En 2002 et 2011, les ambassadeurs de France agirent de la même manière en Côte d’Ivoire. Sacré France ! En Côte d’Ivoire Pendant le coup d’état de 2002 et celui de 2011, les ambassadeurs Vignal et Jean Marc Simon s’engagèrent au côté des assaillants et des rebelles de Soro Guillaume. Renaud Vignal Le 19 septembre 2002, de bonne heure, alors que le coup d’état en Côte d’Ivoire était encore en cours, l’ambassadeur de France Renaud Vignal, déjà à l’ambassade de France à Abidjan Plateau curieusement à cette heure du jour, appelle tour à tour les membres visés du gouvernement pour vérifier s’ils sont toujours vivants après l’assaut des assaillants. Alors qu’Alassane Ouattara n’est qu’un simple opposant, l’ambassadeur se montre préoccupé pour la vie de ce dernier. Il demande au ministre de la défense de l’autoriser à prendre, celui qui avait promis rendre le pays ingouvernable, à sa résidence. Le ministre de la défense lui rétorque que pour l’instant il se préoccupe moins du sort d’un individu que de la situation générale qui prévaut dans le pays. Face à la loyauté et la fermeté du ministre de la défense, l’ambassadeur Renaud Vignal dévoilant le fond de la pensé élyséenne, lui fit la remarque suivante : monsieur le ministre d’Etat, vous voilà par la force des choses dans la position d’un chef d’Etat ! Et vous pourriez y demeurer ! Après la réponse que lui fit le ministre à cette suite, se sentant découvert dans sa manigance, tout honteux, l’ambassadeur de France fut obligé de prendre la porte. [xvii] Sous l’impulsion du ministre de la défense, la résistance s’organise. Les hommes de Bombet, de Detho Letho, d’Abéhi et du commandant Kouamé ainsi que du capitaine Gnapka tapissent et reprennent progressivement le dessus sur les différentes cibles. Constatant que les loyalistes reprennent le dessus, les téléphones satellitaires des assaillants reçoivent l’appel de Renaud Vignal, l’ambassadeur de France. Il leur demande de se replier à Bouaké. Il s’oppose également à la mise en œuvre des accords de défenses avec la France.[xviii] Jean Marc Simon En 2011 pendant la crise poste électorale les français aident les rebelles dans leur progression vers la capitale économique en leur fournissant un appui militaire aérien et terrestre pour évincer le président Gbagbo. L’ambassadeur Marc Simon est en personne sur le théâtre des opérations faisant plusieurs navettes entre sa résidence et le Golf Hôtel. Il ne manque surtout pas de faire des interviews et des déclarations. La mise en place des conditions du génocide. L’adage dit que le chien ne change pas sa manière de s’assoir. La France est en train de créer les conditions d’un Rwanda bis en Côte d’Ivoire. L’action française Les frci génocidaires sont encadrés et réarmés par la France Dès après la capture du président Gbagbo, les rebelles baptisés pour la circonstance de FRCI, procédèrent à un génocide à l’ouest du pays. De longs jours durant, Ils visèrent et tuèrent systématiquement les Wê. Ces gens qui venaient ainsi d’exposer à grand jour leurs velléités génocidaires dans l’ouest ivoirien, notamment à Duékoué, à Guiglo, Guitrozon, Nahibly et Adebem, sous l’œil complice des forces onusiennes et françaises, sont encadrés et réarmés par les français. Pour la construction de la nouvelle armée, la France intégra à l’armée des gens qui furent longtemps durant des analphabètes rebelles et pire qui n’eurent aucune formation initiale. Ils se passèrent aussi des officiers fds qui avaient fait des écoles militaires en Côte d’Ivoire – l’EMPT de Bingerville, L’EFA, l’Académie de la Mer – et participé à des formations en Europe, aux Etats Unis, en Israël et en Russie. Parce que ne faisant pas confiance à ceux-là disent-ils, les français ont favorisé la promotion des rebelles, des anciens caporaux et sergents comme des commandants, des colonels et les mirent comme responsables des unités opérationnelles de l’armé. Le résultat est que ces gens ne connaissant aucune règle élémentaire de discipline militaire ni de gestion de l’armée, font des manifestations arme au poing, attaquent et détruisent des bases de leur frères d’armes. Et les français sont obligés de reconnaitre cette forfaiture. Les militaires français eux même s’entraînent et renforcent leurs positions En 2017 suite à une cache d’une quantité importante d’arme découverte dans le sous-sol du chef de protocole de Guillaume Soro, ex-chef rebelle, l’opinion publique nationale et internationale découvre que la France, par leur cheval de Troie qu’est le Burkina, avait abondamment armé les ex-rebelles devenus frci. Après cette découverte, la France elle-même, renforce ses positions en matériels et en moyens humains sous prétexte que la Côte d’Ivoire est un poste avancé de l’armée française.[xix] En 2014 les marsouins débarquent au bord de la lagune Ebrié. A cette date, le bruit couru que la France a envoyé en Côte d’Ivoire de nouveaux types d’armes qu’ils essayeraient sur les populations en cas de conflit. Dès le second semestre 2017 outre le camp du 43 BIMA où ils peuvent s’entrainer, ils s’exercent au tir à l’écomor et s’entrainent sur les installations des commandos de la gendarmerie à akandjé. Alors qu’ils disposent déjà d’une grande base militaire à Port Bouët, ils déploient le Dixmude au large des côtes ivoiriennes à San-Pedro que découvrirent les portugais en 1471. Pire ils refusent de le faire partir pour Saint Martin ou des français de nationalité sont frappés de plein fouet par un ouragan. Le Dixmude peut transporter 20 hélicoptères, 100 chars blindés, des munitions en quantité suffisantes pour tout ce matériel et des ressources humaines en nombre suffisant pour manœuvrer tous ces appareils. Il a à son bord du matériel de commandement de haut niveau, un hôpital. En fait la France installe une deuxième base militaire en Côte d’Ivoire quoi ! La nomination d’un ambassadeur chef d’escadron de gendarmerie. C’est dans un tel contexte, qu’à l’instar de Georges Martes, Marlaud Jean-Michel au Rwanda, Vignal et Jean Marc-Simon en 2002 et 2011 en Côte d’Ivoire, aujourd’hui Gilles Huberson chef d’escadron de la gendarmerie est nommé ambassadeur en Côte d’Ivoire. Pour faire plus simple, disons qu’un gendarme peut se comporter comme un policier s’il le faut ou comme un militaire s’il le faut. Donc quand il le faudra il pourra carrément diriger des opérations militaires comme Renaud Vignal en 2002 et Jean Marc Simon en 2011. Déjà en 2011, un gendarme français, qui dit-on a fait plusieurs pays dont l’Irak, a été dépêché en Côte d’Ivoire à bord d’un avion de ligne dans lequel il était pratiquement seul avec l’équipage. Qui de mieux qu’un chef d’escadron comme ambassadeur pour diriger des troupes ? La machine du génocide Au Rwanda, la machine génocidaire mise en place et pilotée par la France avait trois (3) composantes : un pouvoir exécutif exercé par l’Hutu Power, des militaires de carrière qu’étaient les hommes de la garde présidentielle et la gendarmerie, et une coalition de milices connue sous l’appellation des Interahamwe. Les mêmes composantes se présentent en Côte d’Ivoire. Le RHDP est à l’exécutif, les FRCI bien armés d’au moins 300 tonnes d’armes sont en attente et les « Microbes » et les mercenaires sahéliens attendent d’en finir une bonne fois pour toute. Les Hutus power, au Rwanda, le RHDP en Côte d’Ivoire L’Hutu Power était un mouvement idéologique d’extrémistes hutus au Rwanda. C’est ce mouvement qui a animé le gouvernement intérimaire rwandais, constitué à l’ambassade de France dans les jours qui suivirent l’attentat du 6 avril 1994 contre le président Habyarimana. Il représentait le pouvoir exécutif. [xx] Le RHDP (Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix) est une coalition de partis politiques qui a vu le jour en 2005 et qui se veut défenseur de l’idéologie d’Houphouët. Les deux principaux partis qui animent cette coalition sont le PDCI et le RDR. Le PDCI, socle du RHDP, a à son passif deux génocides, celui du Samwi dès les indépendances et du Guébié en 1970, les divers complots pour éliminer les adversaires politiques. Le RDR, dès l’accession à sa présidence par Alassane Ouattara, devient un parti de violence. Il a à son compteur outre les marches violentes à caractère insurrectionnel, le coup d’état de 1999, les tentatives de coup entre 2000 et 2002. Ces deux parties dans une alliance secrète réalisent le coup d’état de 2002, créent et financent la rébellion dans la partie nord du pays de 2002 à 2010. Coalisés officiellement dans le RHDP en 2005, aux élections d’Octobre 2010, les dirigeants de ces deux parties se retranchent au Golf Hôtel et appellent à la guerre. A l’issue de cette guerre gagnée pour eux par la France, le RHDP gère le pays depuis 2011 selon l’idéologie d’Houphouët : laisser libre cours à l’injustice pour un hypothétique ordre et s’allier encore et encore beaucoup plus de sahélien pour s’assurer une base électorale. Il résulte de cette politique, comme il est manifeste aujourd’hui, des Massacres systématiques de populations spécialement dans l’ouest du pays, arrestations et emprisonnements arbitraires, tortures, spoliations de bien, gel d’avoir de tous ceux qui pensent différemment, rattrapage ethnique, braderie des biens publics, recours à l’endettement de façon outrancière, tel est le programme de gouvernement… Dès qu’ils se sentent menacés, ils jettent leur dévolu sur l’ouest du pays. Dans une forme du gouvernement intérimaire rwandais, Hamed Bakayoko est nommé ministre de la défense. La garde présidentielle au Rwanda et les FRCI en Côte d’Ivoire La deuxième composante de la machine génocidaire au Rwanda est la garde présidentielle au moment des faits, était une unité d’élite, une force spéciale de l’armée. Les éléments de cette garde présidentielle furent formés par des gendarmes français. Quoiqu’il puisse y existé la gendarmerie, c’était le noyau dur. D’ailleurs, avant que le gouvernement intérimaire rwandais puisse être formé au lendemain de l’attentat du 6 avril 1994 contre le président Habyariamana, cette élite extrémiste Hutu était protégée dans la caserne de la garde présidentielle. Les FRCI ce sont les assaillants de 2002 qui devinrent les rebelles, ensuite les forces nouvelles et frci dès le début de la guerre de 2011. La plus part des leurs, chefs rebelles qui étaient des com- zone dans la partie septentrionale du pays, ceux-là même qui commirent de nombreux crimes contre l’humanité, furent promus tous officiers supérieurs à la tête de l’armée et ont des masters quoique ne sachant ni lire et écrire. Aujourd’hui ils sont équipés avec des moyens militaires importants y compris des hélicoptères de combat. Ils font office de la garde présidentielle du Rwanda. Les interahamwés au Rwanda, les Microbes et sahéliens en Côte d’Ivoire. Les inetrahamwé, troisième composante de la machine, étaient la milice du pouvoir. Mais ce nom a été aussi attribué à l’ensemble des milices des parties politiques qui s’étaient coalisés à la veille du 6 avril 1994 pour commettre les massacres avec les Interahamwe. Ce sont les Impuzamugambi miliciens du parti Coalition pour la défense de la République (CDR), les Inkuba, miliciens du parti Mouvement Démocratique Républicain (MDR), et les Abakombozi, miliciens du Parti Social-Démocrate (PSD). Des témoignages de Rwandais et d’un gendarme français du GIGN, formateur de la garde présidentielle rwandaise, accusent la France d’avoir contribué à la formation des Interahamwe dans le cadre des formations de la gendarmerie rwandaise de 1990 à 1993.[xxi] Les « Microbes » milice gouvernementale, aux dire le l’Imam Diaby Almamy, en général agés de 7 à 18 ans, pour beaucoup, ils ne sont pas Ivoiriens. Il y a des Maliens, des Guinéens, des Burkinabés. Le chef d’Attécoubé par exemple est Burkinabé et son second Malien. Leurs actions sont coordonnées par des chefs qui sont à Attécoubé, Adjamé et Abobo. Ce sont de grosses têtes qui ont participés à la rébellion qui sont derrière ces enfants… certains de ces miliciens arrêtés par la Police sont regroupés sur des sites comme San Pedro et Mbayakro puis nourris comme des princes avec la Gendarmerie assurant leur sécurité sur ces sites.[xxii] En pleine journée, les membres de cette milice, en grand nombre, investissent subitement une rue, dépouillent tous ceux qu’ils trouvent sur leur passage, éliminent des personnes selon leur appréciation et disparaissent comme ils ont apparus. Ce qui est surprenant le CCDO n’est jamais dans les environs de leur lieu d’opération. C’est un peu comme s’ils connaissent le dispositif du CCDO avant leur action, ou si les hommes du CCDO sont disposés de telle sorte à ne pas gêner l’action des Microbes. A l’instar des interahamwé qui furent formés pendant que les français formaient les gendarmes hutus, Il est fort possible que les microbes reçoivent une formation de force spéciale. En effet, fin janvier 2018, le ministre de la défense Hamed Bakayoko annoncent que les forces spéciales qui sont sous le commandement direct du président du président Alassane Ouattara recrutent.[xxiii] Parmi les conditions pour être recruté, il faut être âgé de 18 à 23 ans. Les microbes étaient âgés en 2014 entre 7 et 18 ans. Entre 2014 et 2018 il y a 4 ans. 14+4 = 18 et 18+4= 22. Donc les « Microbes » qui avaient 14 ans en 2014 ont aujourd’hui 18 et les plus âgés des « Microbes » qui avait 18 ans en 2014 ont aujourd’hui 22 ans. L’on comprend que tous les membres de cette milice les « Microbes » qui avaient 14 ans et plus en 2014 peuvent intégrer les forces spéciales ou recevoir une formation de force spéciale. Ne serait-ce pas le but de ce recrutement ? Sinon pourquoi mettre à la retraite anticipée un mois plus tôt 961 militaires déjà formés et opérationnels et qui pour beaucoup ont encore de nombreuses années de service à accomplir avant la retraite ? Si les Microbes qui arrivent à opérer en pleine journée à Abidjan sans que la police et la gendarmerie ne soient capables de mettre la main sur eux, s’ils deviennent et sont formés et équipé comme des forces spéciales ce qui est en préparation risque d’être pire que le Rwanda. Ces gens seront plus redoutables que les interahamwé qui pendant le génocide Rwandais étaient même crains par les militaires. Il revient que 9 000 personnes ont été recrutées et sont en formation. Et à Bouaké et dans le nord depuis plusieurs mois de nombreux jeunes sont recrutés et en formations militaire pour le compte de Soro Guillaume. Les mercenaires sahéliens très intéressés dans le conflit en Côte d’Ivoire sont aussi à l’affût. En 2011, ils combattent au coté des rebelles pour renverser le président Gbagbo. Ils ont ensuite investi les quartiers populaires à Abidjan et surtout l’ouest du pays. Ils viennent récemment de piller et incendier un village à l’ouest parce que les villageois ont contesté leur présence dans la zone. En octobre 2017, ils avaient déjà quadrillé la ville de Bouaké. Les français sont très bien informés de tout ça. Mais ils regardent passivement parce que leur désire depuis longtemps c’est une guerre inter ethnique ou interreligieuse. Et la chance des ivoiriens est que le Dieu du ciel a toujours préservé le pays du pire. Conclusion Au total, avec Monsieur Macron – président de France -, son chef d’état-major des armées, génocidaire expérimenté, son ambassadeur chef d’escadron de gendarmerie, les armes déployées, les génocidaires avérés encadrés, les milices formés et mercenaires sahéliens en tout genre déployés, quel est le but de la France ? Apparemment, la conquête de ce territoire qu’ils appellent colonie française depuis 1893 n’est pas encore achevée. C’est à cet objectif que la France et le RHDP travaillent. Il est dit que 15% de tous les déportés juifs pendant la Shoa le furent par les français. Quand pendant la Shoa les juifs sont déportés c’est pour les exterminer. On sait qu’à cette occasion, 6.000.000 de juifs furent exterminés. 15% x 6.000.000 = 900.000 juifs exterminés dont la France est plus ou moins responsable. Le génocide du Rwanda selon l’ONU a fait 800.000 morts mais selon les rwandais 1.000.000 de morts. La moyenne entre 1.000.000 et 800.000 est 900.000 rwandais tués par la faute et la collaboration active de la France. Quand on sait que lorsque les juifs voulurent retourner dans leur pays, il leur fut proposé l’Ouganda ou le Rwanda, l’on imagine bien que s’ils étaient venus au Rwanda, ils n’auraient pas échappé à la furie des français tuant quasiment le même nombre de personne mais avec une plus grande rapidité. Alors que qu’adviendra-t-il en Côte d’Ivoire ou certains auteurs exposent que le peuple Krou (Coush) sont des Sian, enfant d’Israël. Lorsqu’on se souvient qu’il fut dit que ce qui va se commettre dans ce pays sera pire qu’au Rwanda, l’on s’interroge ! Y aura-t-il utilisation d’armes chimiques ? En 2014, en plus de l’arrivé des marsouins, le bruit a couru que les militaires français avaient de nouvelles armes, des armes chimiques qu’ils essayeraient sur la population. Et puis avec la milice les «  Microbes » à l’allure de forces spéciales, il y a de quoi être inquiet. Puisse le D.ieu du ciel avoir pitié de ce pays et le méchant tomber dans la force qu’il a ouverte !