Le Rwanda s’est fixé pour objectif de collecter, démanteler et recycler plus de 10.000 tonnes de Déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) par an afin de générer des revenus et créer des emplois dans un « nouveau secteur ». Par MAP Ecology






Pour atteindre cet objectif, l’ensemble des districts du pays seront dotés de points de collecte des DEEE d’ici la fin de l’année 2020, rapporte le principal quotidien rwandais « The New Times », citant des responsables locaux.

La demande grandissante pour les équipements électriques et électroniques high-tech dans le pays des Mille collines au cours des dernières années a entrainé une hausse annuelle de 6% des DEEE, qui constituent une riche source de métaux.

Les tonnes de déchets électriques et électroniques collectés dans les centres de collecte, dont certains sont déjà opérationnels, seront acheminées vers une usine de recyclage des DEEE lancée en 2017 par le gouvernement à Bugesera, dans l’Est du Rwanda.

En 2018, le gouvernement a confié la gestion et l’exploitation de l’installation à Enviroserve Rwanda Green Park, une filiale de Enviroserve Services LLC Dubaï, pour une période de 10 ans.

« Il était nécessaire d’établir un partenariat solide pour construire une chaîne de valeur de gestion durable des déchets électroniques au Rwanda », a déclaré le directeur général de l’usine Olivier Mbera, cité par « The New Times », soulignant que les nouveaux points de collecte accéléreront le processus de l’élimination des déchets électroniques.

La collecte, le démantèlement et recyclage des DEEE offrent des avantages économiques mais aussi environnementaux et sociaux économiques, a-t-il soutenu, ajoutant que ce projet permettra également de créer des emplois verts dans un nouveau secteur.

Les déchets électroniques sont générés par les téléphones mobiles, les ordinateurs, les appareils stéréos et les ampoules mis au rebut, ainsi que par les grands appareils électroménagers tels que téléviseurs, réfrigérateurs, lave‑linge et climatiseurs.

La gestion des déchets électroniques est devenue un défi majeur pour de nombreux pays africains en raison du manque de prise de conscience, de l’absence de législation environnementale et de ressources financières limitées.

À l’heure actuelle, les déchets électroniques en Afrique sont principalement éliminés par mise en décharge à ciel ouvert, incinération ou enfouissement, mais compte tenu des métaux lourds et autres substances dangereuses présents dans les produits électroniques, ces méthodes ont potentiellement des conséquences graves pour la santé humaine et l’environnement.