Comme tout présumé innocent, le vieux Kabuga, à travers son avocat, il fait de la résistance en arrondissant en haut son âge, en refusant son titre du « génocidaire » et en choisissant le lieu de son futur procès. La Rédaction 








Félicien Kabuga, le « financier » présumé du génocide contre les Tutsi, arrêté en banlieue parisienne, samedi 16 mai, 2020, a comparu le mercredi 20 mai pour la première fois devant la chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris qui doit se prononcer sur son éventuel transfert devant la justice internationale, afin qu’il y soit jugé pour « génocide » et « crimes contre l’humanité ».

Comme un bon commerçant, Kabuga a commencé par négocier ou imposé son âge tout en l’arrondissant vers le haut. Au lieu de 84 ans qu’on lui donne, lui Il préféré avoir 87 ans. Trois ans, c’est encore un plus dans les soins et avantages que peut lui accorder ce tribunal. La vieillesse diminue-t-elle la lourdeur des faits qui lui sont reprochés ? Pour le savoir, il faudra se documenter sur les cas des autres nazis.

Comme il s’imposait chez Kinani, Kabuga essaie de le faire chez Macron. Il s'oppose à son transfert devant la justice internationale. Il veut être jugé en France. La France est un pays ami, qui a sauvé sa famille en 1994 lorsque le régime que tous les deux soutenaient, a perdu et la guerre, et le pouvoir. La France est le pays dans lequel il espère terminer sa vie et y être enterré comme tant d’autres associés dans le crime du génocide. Et pourtant, en toute logique le seul endroit où Kabuga devrait être jugé, c’est au Rwanda.
Malin qu’il est, il affirme devant le tribunal qu’ il ne comprend pas ce qui lui est reproché. Pour cela, il faudra que l’on s’adresse à un  psychanalyste français, pour savoir ce qui était dans le ventre de Kabuga, quand il a finançait le pouvoir génocidaire, la propagande génocidaire et le matériel pour exécuter le génocide. Que Dieu pardonne les avocats qui lui prodiguent ces sages conseils

Kabuga et ses avocats se sont offusqués que la police, la justice, les organisations non gouvernementales, les organisations internationales et surtout les rescapés se sont réjouits de l’arrestation d’un pauvre, riche innocent viellard en le nommant "génocidaire". L’Académie française est fort sollicitée pour nous aider en quels vocabulaires utiliser dans ce cas. Comment nommer le  chef d’œuvre financé par Kabuga sans parler du génocide ? Comment nommer l’auteur de ce chef d’œuvre sans parler du génocidaire ? Et surtout comment nommé la victime du génocide sans parler du « génocidée ». Le mot « génocidé », s’impose, l’Académie française l’adoptera quand elle voudra. Entre temps, les rwandais savent ce que c’est qu’être « génocidé ».   

Il conviait de se demander comment les autorités françaises continuent sans se gêner de concentrer et de protéger les génocidaires de Tutsi de tout bord en France. Il est vrai qu’elle vient  de lâcher un gros poisson, mais il est en si mauvais état qu’il peut jouer dessus pour lui assurer mieux et officiellement la protection. La France a  l’obligation de cesser de couvrir des criminels rwandais qui bénéficient de toutes sortes de protection y compris celles de l’Eglise catholique.