«  Ibirezi vy’u Burundi » s’attèle depuis deux ans à empecher les adolescents à tomber dans la délinquances grâce à la bravoure et à la dévotion des membres de ladite association à majorité féminine. Par Radio Publique Africaine

 

 




Etre un réfugié n’est jamais facile. Et, lorsqu’il s’agit de jeunes adolescents laissés à eux-mêmes, le risque de basculer dans la délinquance est très élevé et les y tirer demande des moyens, de la patience et surtout de l’amour. C’est ce à quoi l’association ‘’ Ibirezi vy’u Burundi’’ s’attèle depuis deux ans. Aujourd’hui, 23 jeunes, filles et garçons confondus, sont retournés dans le droit chemin grâce à la bravoure et à la dévotion des membres de ladite association à majorité féminine.

La consommation exagérée de l’alcool et les grossesses non désirées sont les principales causes des abandons scolaires qui s’observent au camp de Mahama. Une fois sans occupation, certains jeunes s’adonnent à la débauche et commencent à prendre des stupéfiants, certains pour se donner du courage, d’autres pour noyer leur chagrin. Pour sortir ces jeunes de ce gouffre, l’association ‘’Ibirezi vy’u Burundi ‘’à procéder, dans un premier temps, par l’écoute pour finir par les conseils. Mais cela ne suffit pas. Pour aider ces jeunes à se prendre en charge, il leur a également donné un fonds de roulement afin qu’ils puissent mettre sur pied quelques petites activités génératrices de revenus.

Eric Akimana est l’un de ces jeunes. Ici, il raconte comment il s’est sorti de cet enfer. ‘’ J’ai commencé à prendre des stupéfiants en Tanzanie pour calmer ma faim. Nous vivions dans de très mauvaises conditions et la drogue était notre moyen de chasser les idées noires et faire disparaitre toutes nos souffrances, psychologiques et corporelles. N’en pouvant plus, j’ai fini par venir demander asile au Rwanda, dans le camp de Mahama. C’est là que j’ai rencontré madame Jacqueline et d’autres femmes qui m’ont aidé à m’en sortir. Sans elles, je croupirais peut-être aujourd’hui en prison.’’ Témoigne-t-il, visiblement très ému.

Parmi les bienfaiteurs de ces enfants figure Madame Juliette Nijimbere. Cette burundaise vivant en Belgique les a rencontrés en 2019. ‘’Ces jeunes sont perturbés par ce qui leur est arrivé au Burundi. De plus, ils ont du mal à survivre dans le camp de réfugiés. Nous avons passé 3 jours avec eux, à les écouter nous raconter leur calvaire et à leur prodiguer des conseils. A la fin de notre séjour, on s’est mis d’accord sur quelques projets qu’ils nous ont proposé, à savoir l’élevage et la couture, et nous espérons arriver à trouver les moyens de les financer.’’

En attendant que ces projets soient mis en exécution, Eric Akimana et certains de ses amis ont déjà commencé à apprendre à coudre et espèrent que ce métier leur permettra d’améliorer leur vie d’exile, en attendant leur retour au pays natal.