Mission de l'Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO) se joint aux populations de Beni pour une prière pour la paix Par Sy Koumbo S. Gali.






Plusieurs officiels dont le maire adjoint de la ville, le Procureur de la République, le chef adjoint de la Police, des représentants de l’armée, de la société civile, ont également répondu à l’appel de l’Eglise du Christ au Congo

Le dimanche 2 février 2020, sur l’esplanade de la Mairie de Beni où l’on peut encore apercevoir les ruines du bureau du maire incendié fin novembre par des manifestants qui réclamaient plus de sécurité pour la région, il y avait du monde, du beau monde. Ils ont répondu à l’appel de l’Eglise du Christ au Congo (ECC), pour une prière pour la paix.

Plusieurs officiels dont le maire adjoint de la ville, le Procureur de la République, le chef adjoint de la Police, des représentants de l’armée, de la société civile, ont également répondu à l’appel de l’Eglise du Christ au Congo.

La Mission des Nations Unie pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO), représentée par son chef de Bureau, Omar Aboud et l’Aumonier militaire de la Brigade d’intervention de la Force (FIB), y a délivré un message de paix. La chorale du contingent malawite a présenté une chanson de son répertoire, chaleureusement applaudie.

De fait, en invitant les populations de Beni à cette séance de prière, l’EEC a souligné que c’était « pour présenter une action de grâce au seigneur, demander sa grâce pour la fin de l’instabilité dans l’est de la RDC ». Ainsi, tour à tour, des pasteurs venus de tout le territoire sont montés sur l’estrade pour présenter leurs vœux à Dieu. Ils ont tous, unanimement demandé aux populations de Beni, aux Forces armées de la RDC, à la MONUSCO et à tous les invités présents de mettre Dieu au centre de leurs préoccupations.

Le docteur Honoré Bunduki, représentant de l’Université Chrétienne Bilingue du Congo (UCBC), co-organisatrice de cette cérémonie, a, dans un émouvant sermon, abondé dans le même sens : « 80 pour cent des Congolais sont chrétiens, mais malgré cela rien ne change dans notre pays… Changeons notre façon de prier, mettons Dieu au centre de tout, parce que le vrai refuge c’est Dieu », a-t-il martelé.

Le chef du bureau de la MONUSCO a pour part souligné l’importance pour lui et ses collègues d’être là pour accompagner cette initiative. « La paix est l’élément central de notre action en RDC, et toute contribution pour renforcer cette action et alléger les souffrances des populations, d’où qu’elle vienne ne sera jamais de trop », a -t-il déclaré. « Tous ceux qui sont venus prendre part à cette activité, sont venus d’abord chercher la face de Dieu, pour implorer son pardon et appeler à la paix, sans distinction de religion, de langue ou d’appartenance ; et c’est de cette solidarité dont Beni a besoin », a-t-il conclu.

En clôturant cette séance qui a duré près de 3 heures, le maire adjoint de la ville, Modeste Bakwanamaha a appelé le public à continuer à mettre Beni dans ses prières, avant de demander aux jeunes de se désolidariser des groupes armés. « Nous demandons à nos frères Congolais qui ont choisi de faire la brousse, pour des raisons inavouées, notamment les Maï Maï et d’autres complices des ADF de se désolidariser de ceux-là. Il n’y a pas une vie en brousse », a-t-il dit, avant de demander aux populations de Beni de rester vigilants face à la maladie à virus Ebola, même si la tendance est aujourd’hui à la stabilisation.