Ce samedi, la Première Dame du Rwanda , Mme Jeannette Kagame, était l’invitée d’honneur du « Rwanda Leaders Fellowship (RLF) organization ». Par Rwanda podium






Cette rencontre mensuelle se déroule autour d’un petit-déjeuner national de prière à l'hôtel Marriott de Kigali, avec plusieurs invités nationaux et internationaux.

Les participants à cette rencontre de prière et de réflexion sont surtout des officiels membres du gouvernement, les personnalités du secteur privé et les membres  des organisations confessionnelles. Il est important de souligner que la plupart des participants, sont des leaders qui prennent ou participent à la prise de décision dans leurs services et entreprises tandis que d’autres exercent une autorité morale au sein de la société.

Les autres invités, à ce petit-déjeuner de prière, ce sont « The Sisters », un groupe de femmes dirigeantes, d’anciens chefs d’État et épouses de dirigeants du monde entier qui se sont jointes aux participants.

Comme invitée d’honneur du « Rwanda Leaders Fellowship (RLF) organization », le message de la Première Dame aux participants était autour de la réconciliation et son rôle dans la paix et le  développement durable.

La Première Dame Jeannette Kagame a souligné que la réconciliation était l'un des principaux moyens par lesquels le Rwanda a réussi à se rétablir et à se reconstruire ainsi que se défaire des conséquences du génocide de 1994 contre les Tutsi.

Elle a déclaré qu’une vraie réconciliation ne consiste pas seulement en une  repentance et un pardon. En effet une vraie réconciliation est celle qui renforce la cohésion de la communauté et qui lui permet à atteindre le développement durable.

Mme Kagame a en outre défini la réconciliation véritable comme celle qui «se reflète lorsque des individus, des communautés et des pays partagent une vision commune, partagent une responsabilité commune pour réaliser leur vision. Elle permet à la communauté de se tenir mutuellement responsables. "

Alors que chaque pays a sa propre expérience, au Rwanda, plusieurs initiatives locales permettent aux communautés de créer des réseaux, de collaborer, ainsi de renforcer la responsabilité.

Parmi ces initiatives,  la Première Dame a mentionné Umuganda, qui est le travail communautaire mensuel qui consiste essentiellement en un nettoyage volontaire de l'environnement dans les villages.

La Première Dame a également évoqué le contrat de performance dans le cadre duquel les dirigeants s'engagent devant le chef de l'État à réaliser leurs objectifs au cours de la prochaine année.

Sur cette liste également, il y a Umushyikirano ou Dialogue nationale, qui est une autre plate-forme où les Rwandais à l’intérieur du pays et ceux qui sont dans la diaspora, considérés comme la sixième province du pays, se rencontrent pour débattre des problèmes de développement du pays et se fixent des nouveaux objectifs à atteindre.

«Nous accueillons et encourageons de tels rassemblements, car ils nous permettent de continuer à partager nos expériences et à échanger des idées», a déclaré Mme Kagame.

"Ils nous permettent de forger de véritables partenariats et de travailler main dans la main pour que chacun soit le gardien de chacun."

Entre autres, Cet assemblée de « petit déjeuner de prière national » est devenu également un autre rassemblement national important.

Madame Kagame a terminé en remerciant le « Rwanda Leaders Fellowship » d’avoir organisé le petit-déjeuner mensuel de prière et les « The Sisters »  de l’avoir accompagnée dans la prière.

S'adressant plus particulièrement aux « The Sisters », Mme Kagame les a remerciées de leur visite dans le pays et de la nécessité de garder le Rwanda et les Rwandais au centre de leurs préoccupations. «C’est avec estime que je vous exprime l’appréciation de votre amitié et votre solidarité continuelles avec le peuple rwandais», leur a-t-elle dit.

 

Mme Grace Nelson (L), chef de la délégation des « The Sisters », la Première Dame Jeannette Kagame (C) et Eric Munyemana, Président de la Fellowship des Dirigeants du Rwanda au petit-déjeuner mensuel de prière.

Comme il est dit plus haut, était présent, « The Sisters », un groupe de femmes dirigeantes, d’anciens chefs d’État et épouses de dirigeants du monde entier se sont jointes aux participants et à la première dame..

À la tête de la délégation des « The Sisters », Mme Grace Nelson, épouse de l'ancien sénateur des États-Unis, Bill Nelson, s’est adressée aux participants en commençant par déclarer que son groupe avait le privilège d’assister à ce petit-déjeuner de prière.

«Nous sommes ici pour apprendre de vous, car vous êtes en avance sur beaucoup de choses car le Rwanda «est un modèle de réconciliation avec le monde».

Elle a également salué la personnalité de la Première Dame et le bon travail du président Paul Kagame : «Plus je connais Mme Kagame, plus je pense qu’elle est un ange. Le président Kagame est un exemple de dirigeants qui dirigent avec humilité." a déclaré Grace Nelson.

En regardant ce que les Rwandais ont accompli dans le domaine de la réconciliation et de la lutte contre l'injustice et la corruption après le génocide contre les Tutsis de 1994, Mme Nelson a décrit le Rwanda comme une «nation miracle».

Tandis que le pasteur Antoine Rutayisire de l'Église anglicane dans son sermon, il a témoigné sur les maux de la discrimination et des politiques de haine, en prenant pour exemple les gouvernements discriminatoires post-indépendance de Grégoire Kayibanda et Juvénal Habyarimana au Rwanda.

Il a loué le gouvernement post-génocide au cours des 25 dernières années pour promouvoir l'unité et la réconciliation et a également souligné que cette approche était cruciale pour le développement durable.

"Si vous voulez accomplir beaucoup de choses, parlez d'une seule voix", a-t-il déclaré, prêchant sur le pouvoir de l'unité.

Il a déclaré que les politiques de réconciliation menées après le génocide rwandais ont fait du pays un endroit qui donne de l’espoir à tous les citoyens parce que c’est un pays réconcilié.

"Cela fait maintenant 25 ans que je vis intentionnellement dans mon pays", a-t-il déclaré, soulignant que la réconciliation devait être le résultat d'un programme politique intentionnel.

«Nous sommes traités sur un pied d’égalité et c’est ce que j’aime dans le pays à présent», a-t-il déclaré.