«Alarmée» de la situation au Burundi, devant l'ONU, la Suisse demande la libération d’activistes des droits de l'homme au Burundi et constate que le pays est gangrené par des violences.



Devant le Conseil des droits de l'homme, la Suisse s'est dite «alarmée», comme la Commission d'enquête internationale indépendante de l'ONU, par les «exécutions sommaires», les disparitions forcées, la torture ou encore les violences sexuelles. De même que par les arrestations et détentions arbitraires et les «peines excessives» contre les activistes des droits de l'homme qui doivent être libérés selon elle.

Fin février, le bureau du Haut-Commissariat a été fermé, une situation déplorée par la Suisse. Ce dispositif était présent depuis plus de 20 ans mais les autorités ont demandé en décembre dernier cette fermeture, estimant qu'il n'était plus indispensable.

Les inquiétudes et appels récurrents, notamment de la Suisse, au Conseil des droits de l'homme après les violences liées au contexte électoral en 2015 ont tendu les relations entre l'ONU et le Burundi. La Commission d'enquête, mandatée par cette instance, a conclu à plusieurs reprises à de possibles crimes contre l'humanité.