L'ancien président de la République du Burundi Pierre Buyoya vient d'adresser une correspondance au président Ougandais, Yoweli Museveni et à d'autres garants de l'accord demandant de le faire respecter pour éviter "des conséquences fâcheuses".



Dans ce document Pierre Buyoya souligne que le Burundi connait depuis 2015 une crise aggravée par une violation massive des Droits de l'Homme dont l'instrumentalistion de la justice.

Pour lui, cela est consécutif à la violation de l'Accord d'Arusha signé en 2000.

Pierre Buyoya indique que les mandats d'arrêt contre sa personne ainsi que d'autres anciens leaders politiques s'inscrivent dans la ligne droite de la violation de cet Accord pour la paix et la réconciliation qui a mis fin à une décennie de guerre civile.

En lançant ce message, M. Buyoya dit vouloir attirer l'attention de tous ceux qui ont accompagné le Burundi dans son processus de paix sur l'urgente necessité de réhabiliter l'Accord.

Il revient sur les réformes démocratiques que l'Accord d'Arusha avait permis d'asseoir au Burundi.

L'ancien Président burundais et actuel envoyé spécial de l'Union Africaine au Mali et dans le Sahel accuse le président Nkurunziza d'avoir fermé les yeux à toutes les tentatives de rapprochement avec les leaders de l'opposition qui ont fui le pays.

Il fait savoir que les mandats émis contre les anciens leaders soupçonnés d'être impliqués dans l'assassinant du président Melchior Ndadaye n'avaient pas raison d'être, puisque l'Accord d'Arusha avait prévu "les modalités de gestion des contentieux de sang accumulés entre Burundais".

Il demande l'annulation de ces mandats.

Ce document a été aussi envoyé à tous les pays et organisations qui ont accompagné le processus de paix d'Arusha.

Il s'agit de la Tanzanie, du Kenya, du Rwanda, de l'Ouganda, des Nations Unies, de l'Union Européenne et de l'Union Africaine.