Ce vendredi, Guillaume Soro vient de démissionner de la présidence de l’Assemblée nationale ivoirienne.



Dans son allocution de départ, Soro a déclaré que « à cet instant précis, je rends ma démission du poste de président de l’Assemblée nationale… J’ai eu plusieurs rencontres avec le président de la République » au cours du mois de janvier, a expliqué Guillaume Soro. « Il a été question de mon positionnement idéologique par rapport au RHDP. J’étais face à un dilemme. Trahir mes convictions, donc sauver un poste confortable, ou descendre de mon piédestal et rendre ma démission de mes fonctions, afin de pouvoir me regarder dans une glace. Refuser de démissionner conduirait à une crise institutionnelle. On ne peut risquer de mettre en péril la paix fragile (…) pour conserver un poste », a-t-il dit.

Cette démission qui était attendue depuis quelques temps, est une conséquence de son refus de participer à la mutation de la coalition au pouvoir en un grand parti unifié par le président Ouattara. Cette coalition en grand parti unifié dans « le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) », en un grand parti unifié. Guillaume Soro présidait l’Assemblée nationale depuis 2013. Il avait été auparavant le premier chef du gouvernement du président Alassane Ouattara, après son arrivée au pouvoir en 2011.

Soro prépare-t-il sa candidature à la présidentielle de 2020 ?

De 2002 à 2011, M. Soro a été le chef de la rébellion qui a contrôlé la moitié nord de la Côte d’Ivoire, pendant la présidence de Laurent Gbagbo. Cette rébellion avait soutenu militairement Alassane Ouattara contre Laurent Gbagbo lors de la crise post-électorale meurtrière de 2010-2011, où les deux hommes revendiquaient la victoire à l’élection présidentielle.

M. Soro avait été élu président de l’Assemblée alors qu’il était vice-président du Rassemblement des républicains (RDR), le parti au pouvoir, qui s’est ensuite transformé pour donner naissance au RHDP.

Bien que Soro est resté discret é ce sujet, beaucoup lui prête l’intention de se positionner pour poser sa candidature aux élections présidentielles de 2020. Alassane Ouattara, qui aura fait les deux mandats réglementaires, il reste vague en ce qui concerne un troisième qu’on lui prête de convoiter.