Que les dirigeants africains se décomplexent face à l’actuelle crise française. Ils n’arrivent pas à imposer la voix de l’Afrique par manque de courage politique. Souleymane KOITA, écrivain guinéen


Nous n’avons pas de suprématie politique et économique, mais nos valeurs doivent résister. Le 25 septembre, le président français refusait d’ouvrir le port de Marseille à l’Aquaris et à ses 58 migrants. Deux jours plus tard, un sondage paraissait : 74% des Français soutenaient cette décision. Les violences y règnent en maître sous l’applaudimètre des GILETS JAUNES. 

Nous apprenons Acte4 /Tous à la Bastille avec 5000 participants, Tous à l’Élysée avec 15000 participants. 

Par ce silence face à la crise française, nos dirigeants montrent une fois que nous sommes faibles et que nous ne comptons pas. La France condamne à chaque fois qu’il y ait crises au Mali, au Rwanda, en Côte d’ivoire, en Egypte, en Guinée …… elle appelle souvent ses compatriotes à éviter les zones à risque. 

La crise n’a pas de nationalité, il faut le faire comprendre à la France en appelant au calme et à la retenue, car nous y avons des milliers d’Africains. Que nos dirigeants décident pour que nous soyons forts, car c’est un rapport de force. 

Une mission de l’union Africaine doit se rendre en France pour matérialiser l’existence de notre continent dans la mondialisation. Notre continent doit se réveiller de cette longue léthargie en acceptant de prendre la position de donneur de leçons aux autres Etats. Il est temps d’imposer sa voix et balayer le manque de leadership aussi, cet esprit d’infériorité.