L’ex-major rwandais Bernard Ntuyahaga a été condamné en 2007 par la cour d’assises de Bruxelles à vingt ans de prison pour sa participation à la mort de ces dix Casques bleus. Par Belga


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La sœur de l’un des dix commandos de Flawinne assassinés le 7 avril 1994 au Rwanda, Martine Debatty, s’est indignée jeudi du possible octroi de statut de demandeur d’asile à l’ex-major rwandais Bernard Ntuyahaga, condamné en 2007 par la cour d’assises de Bruxelles à vingt ans de prison pour sa participation à la mort de ces dix Casques bleus.
L’ancien officier des ex-Forces armées rwandaises (FAR) a purgé sa peine et a demandé après sa sortie de prison l’asile en Belgique selon le secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration, Theo Francken (N-VA). Bernard Ntuyahaga se trouve en centre fermé « en vue d’un retour », a-t-il précisé sur Twitter.
Les familles des dix militaires n’ont été prévenues de sa libération ni par le parquet, ni par le tribunal de l’application des peines (TAP) ni par l’Office des Etrangers, a affirmé Mme Debatty à l’agence Belga.
« On ne peut l’héberger en Belgique », a ajouté la sœur de feu le caporal Alain Debatty, l’un des dix Casques bleus assassinés au début du génocide rwandais alors qu’ils servaient au sein de la Mission des Nations unies pour l’assistance au Rwanda (MINUAR).
« S’il obtient l’asile, c’est vraiment dégueulasse », a-t-elle encore déclaré, assurant qu’elle ferait, dans ce cas, « du bruit » pour s’insurger contre une telle décision.