Plusieurs fois annoncée puis reportée, la visite du chef d’Etat Joseph Kabila en Angola est de nouveau reprogrammée à ce jeudi 2 août. Cette fois sera-t-elle la bonne ? Par Carole Kouassi



 

À Luanda, on annonce une visite de travail de 48 h du voisin congolais. Joseph Kabila devrait être reçu dans l’après-midi du jeudi par son homologue angolais Joao Lourenço, fait savoir le journal angolais Angop qui reprend une note de la présidence angolaise.

Sur l’agenda qui devrait guider la rencontre, le site évoque des discussions autour “des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays frères et voisins”. Jusque-là, la présidence congolaise, elle, n’a rien confirmé officiellement sur le déplacement du président congolais en Angola, déjà reporté à maintes reprises.

La dernière fois, c‘était le 23 juillet, alors que Joseph Kabila avait déjà fait faux bond à son homologue le 20 juin. L’Angola n’est toutefois pas le seul intermédiaire à être déprogrammé de l’agenda du président congolais. L’homme fort du Palais de la Nation a également repoussé des rendez-vous avec d’autres chefs d’Etat de la sous-région, avec le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres ou encore avec la représentante permanente des Etats-Unis auprès des Nations unies, Nikki Haley.

En sursis depuis l’ouverture de la période du dépôt des candidatures (25 juillet – 8 août) pour la présidentielle de décembre à laquelle il n’est pas censé se présenter, Joseph Kabila est mis sous pression par la communauté internationale qui lui demande de ne pas briguer un autre mandat. Si le chef de l’Etat congolais n’a toujours pas désigné de dauphin ni précisé ses intentions pour ce scrutin, il cache mal son agacement face aux quasi-injonctions de ses voisins.

Il avait d’ailleurs répondu au feu roulant aux déclarations de la France, du Rwanda et de l’Angola qui demandaient, fin mai, à Kinshasa de respecter les Accords de la Saint-Sylvestre, seul gage selon eux pour sortir la RDC de la crise politique.

Lors de son discours à la Nation le 19 juillet devant le Congrès, Joseph Kabila est resté fidèle à sa ligne de conduite : la RDC n’a d’ordre à recevoir de personne.