BURUNDI : Le Référendum, un Problème de Plus

Agathon Rwasa, au nom d’Amizero y’Abarundi, une coalition d’opposition politique au Burundi conteste les résultats du référendum de révision constitutionnelle du 17 mai dernier.



Le référendum qui vient d’être tenu au Burundi, provoque de nombreux débats politiques dans le pays et un recours pour son annulation vient d'être déposé par l'opposition. Une annulation très peu probable.

Ce jeudi, Agathon Rwasa a déposé auprès de la Cour constitutionnelle du Burundi un recours en nullité du référendum qui vient d’être organisé au Burundi. Il dénonce un scrutin entaché de nombreuses irrégularités, le vote qui n’était pas secret, les Imbonerakure qui accompagnaient les gens dans les isoloirs et surtout la forte pression exercée sur la population par le gouvernement et le parti au pouvoir ainsi que ses milices Imbonerakure et ses menaces de mort.
L'envoyé spécial de l'ONU pour le Burundi Michel Kafando plaide en faveur d’un dialogue inclusif pour résoudre la crise. Aussi bien auprès du gouvernement du Burundi qu’auprès du Conseil de sécurité de l’ONU, il a lancé un appel au dialogue, en espérant un signal fort des autorités et une relance du dialogue entre le gouvernement et l’opposition au Burundi.
L’appel de Kafando risque de tomber dans une oreille sourde . Au Burundi, Nkurunziza pour rien au monde il ne veut pas lacher le pouvoir et à l’ONU au sein du Conseil de sécurité, les membres n’ont pas réussi à se mettre d’accord pour adopter une position commune sur la situation au Burundi.
En effet la France et les Etats-Unis parlent de "risque de dégradation" ou de "parti unique", alors que la Chine et la Russie répondent "pas d’ingérence". Quant à La Guinée équatoriale estime elle aussi que Bujumbura est dans ses droits en organisant un référendum.
Alors l'envoyé spécial de l'ONU, craint que la contestation des résultats du référendum par l'opposition ne polarise d'avantage une situation politique déjà tendue et caractérisée par les atteintes aux droits de l'homme et autres abus ainsi que la détérioration de la situation socio-économique et humanitaire."
Les Barundi doivent prendre en main leur destinée sans rien attendre de l’ONU ni de ce que l’on appelle communément « la communauté internationale ».