Le président gabonais Ali Bongo Odimba, président en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), s'est prononcé vendredi à Bujumbura pour la résolution pacifique des problèmes qui divisent certains pays membres et pour le développement de la sous-région. Source Papier général




Le président Ali Bongo est arrivé vendredi à Bujumbura pour une visite d'une journée, où il a été reçu par le chef de l'Etat burundais Pierre Nkurunziza. Les deux parties ont abordé des questions des pays membres de la CEEAC, des questions d'ordre bilatéral et des questions liées au climat de méfiance entre le Burundi et le Rwanda.
« Nous avons suffisamment d'expérience en Afrique qui consiste à l'écoute et au dialogue. Pour les personnes de bonne volonté, il n'y a rien qui puisse empêcher que nous trouvions des solutions à des problèmes. Donc, nous sommes conscients de cette situation (problème entre le Burundi et le Rwanda, ndlr) et nous voulons faire en sorte que l'on dépasse cela ; et ce qui est encourageant, c'est que l'on sent dans toute la sous-région le désir de dépasser un certain nombre de ces problèmes-là », a souligné le président Bongo devant les journalistes.
Le Rwanda, qui héberge des réfugiés burundais ayant fuit la crise de 2015 née d'un contentieux électoral, est accusé par Bujumbura de leur fournir une assistance en matière d'entraînement militaire pour venir attaquer le pays. Kigali a toujours démenti ces accusations.
Sur cette question d'inimitié entre le Burundi et son voisin du nord, le président Nkurunziza a fait savoir que, partout ailleurs, les pays ont des problèmes, et d'ajouter que chaque fois que les leaders se rencontrent, « c'est une occasion de trouver des solutions aux problèmes », avant de dire que « ces problèmes ne sont pas l'apanage du seul Burundi ».
Les deux dirigeants ont aussi fait le contour de tous les problèmes de la sous-région.
« On a discuté franchement de tout ce qui se passe dans la sous-région (...). J'avais fait une concertation avec les différents collègues, il était donc normal que je puisse aussi prendre le point de vue du président burundais, Pierre Nkurunziza », a souligné Ali Bongo.
A ce propos, le président burundais a remercié son hôte qui, a-t-il dit, « est le premier président en exercice de cette organisation sous-régionale qui visite lui-même les pays membres pour écouter leurs points de vue avant de programmer un sommet où l'on doit prendre des décisions de grande envergure et valables ».
Le président Bongo a lui aussi remercié le président Nkurunziza pour les éclaircissements qu'il lui a donnés et qui, a-t-il dit, « vont m'aider à proposer un agenda aux différents chefs d'Etat de la sous-région ».
Il a aussi insisté sur l'aspect sécuritaire dans la sous-région, affirmant qu' « il est clair que si on veut un développement...il faut plus de paix et de stabilité ».
Les deux chefs d'Etat ont également échangé sur la coopération bilatérale qu'ils n'ont pas développée devant les médias.
La CEEAC est composée de 11 pays membres qui sont l'Angola, le Burundi, le Cameroun, la République Centrafricaine, le Congo, la République démocratique du Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, le Rwanda, SaoTomé-et-Principe et le Tchad.
Le Burundi est le 7ème pays de la CEEAC que son président en exercice a visité après le Rwanda, l'Angola, le Congo, la RDCcongo, le Tchad et Sao Tomé-et-Principe.

Suivez China.org.cn sur Twitter et Facebook pour rejoindre la conversation.