Si l’espoir demeure, en tout cas la solution est loin de sortir du quatrième round de négociations en cours à Arusha.

Des pourparlers menés sous l‘égide de Benjamin Mkapa, facilitateur dans cette crise politique interburundaise. Et tout avait l’air de marcher comme sur les roulettes au début. Les deux parties avaient commencé à examiner les huit points à l’ordre et s‘étaient même échangé les documents.

Malheureusement, à son retour de Dar es-Salaam (où il s‘était rendu après le lancement des travaux) l’ancien président tanzanien a été mis devant un fait accompli. Ses collaborateurs n’ont pas pu faire accorder les violons entre les acteurs de la crise burundaise. Un véritable blocage !

Blocage lié selon toute vraisemblance à l’intransigeance de la délégation gouvernementale burundaise qui a dit non aux négociations et tient au rapatriement de ce dialogue ainsi qu’au droit pour le gouvernement de réviser la Constitution dans Burundi où « tout va bien ».

Conséquence, changement de discours du côté du facilitateur. En lieu et place des négociations, Benjamin Mkapa parle désormais d’un accord qui devrait être signé le 08 décembre devant les dirigeants de la région. Il entend ainsi s’entretenir en aparté avec chaque partie.

Le Burundi semble bien loin du bout du tunnel