Augustin Bizimana, l’un des principaux fugitifs accusés d’avoir été l’un des hauts commanditaires du génocide perpétré en 1994. Par Jeune Afrique

 







Ancien ministre de la Défense pendant le génocide des Tutsi, en 1994, Augustin Bizimana serait décédé depuis août 2000, selon le procureur du tribunal international sur le Rwanda. Il était l’un des deux derniers organisateurs du génocide encore recherchés.

Six jours après l’arrestation de Félicien Kabuga, le Mécanisme en charge d’assurer les fonctions résiduelles du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a confirmé la mort d’Augustin Bizimana, l’un des deux principaux organisateurs présumés du génocide contre les Tutsi encore en fuite.

« Cette confirmation est basée sur l’identification concluante des restes de Bizimana dans un site funéraire à Pointe-Noire, en République du Congo », précise le communiqué du Mécanisme. De nombreuses rumeurs évoquant sa mort circulaient depuis plusieurs années mais n’avaient jamais été formellement authentifiée. Selon les analyses effectuées, Augustin Bizimana « serait mort en août 2000 ».

En fuite depuis 1998

En fuite depuis le 29 août 1998, Augustin Bizimana avait été le ministre de la Défense du gouvernement intérimaire rwandais, entre avril et juillet 1994. À ce titre, il faisait l’objet d’un acte d’accusation du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) pour génocide, complicité de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

L’officialisation par le Mécanisme du décès d’Augustin Bizimana intervient moins d’une semaine après l’arrestation, en banlieue parisienne, de Félicien Kabuga, souvent présenté comme « le financier du génocide », dont le transfèrement vers La Haye sera examiné le 27 mai par la justice française.

Parmi les fugitifs toujours recherchés par le Mécanisme pour être jugés à Arusha, seul le major Protais Mpiranya, ancien commandant au sein de la garde présidentielle, est toujours en fuite. Cinq autres présumés génocidaires sont eux aussi recherchés par le Mécanisme, mais ils seraient livrés à la justice rwandaise en cas de capture.