La cour d’assises de Bruxelles a entendu lundi après-midi les observations de toutes les parties concernant les demandes d’indemnités de la partie civile, dans le dossier pour lequel Fabien Netetse a été condamné à 25 ans de prison. La Libre






Cet ancien fonctionnaire rwandais a été reconnu coupable, en décembre dernier, du crime de génocide et de crimes de guerre commis durant le génocide des Tutsis en 1994 au Rwanda. La cour a annoncé qu’elle rendra son arrêt sur les intérêts civils le 30 janvier prochain à 14h00. La défense a contesté les demandes d’indemnisation de certaines personnes qui se sont constituées partie civile, notamment parce que leurs liens de parenté avec des victimes ne sont pas établis de manière certaine, selon elle.

La cour tranchera et prononcera sa décision à la fin du mois.

Le 20 décembre dernier, Fabien Neretse, un Rwandais résidant en France depuis 1997, a été condamné à 25 ans de prison par la cour d’assises de Bruxelles pour avoir participé au génocide au Rwanda en 1994. Il a toutefois introduit un pourvoi en cassation contre cette décision.

Cet ancien haut fonctionnaire du Rwanda, âgé de 71 ans, a été reconnu coupable de plusieurs meurtres et tentatives de meurtre, qualifiés crimes de guerre, commis durant le génocide au Rwanda en 1994. Il a également été reconnu coupable du crime de génocide, dont il était le premier à devoir répondre devant une juridiction belge, pour avoir été animé d’une intention d’exterminer l’ethnie tutsie en commettant ces meurtres.

La cour l’a condamné à 25 ans de prison, retenant notamment « l’atteinte irrémédiable portée à l’humanité », ainsi que des « atrocités qui défient l’imagination » et qui « menacent la paix et la sécurité dans le monde ».

Fabien Neretse a précisément été reconnu coupable d’avoir dénoncé plusieurs personnes d’origine tutsie dans son voisinage du quartier Nyamirambo à Kigali, le 9 avril 1994. Elles avaient été abattues par des militaires alors qu’elles s’apprêtaient à fuir leurs maisons pour rejoindre un camp de la Mission des Nations Unies pour l’assistance au Rwanda (Minuar). Parmi les victimes figuraient notamment une Belge, Claire Beckers, son mari, Isaïe Bucyana, et leur fille Katia.

Fabien Neretse a aussi été reconnu coupable d’avoir commandité des meurtres, dont ceux de Joseph Mpendwanzi et d’Anastase Nzamwita, en mai et juin 1994, près de Mataba, son village natal au nord-ouest du Rwanda, où il s’était installé dès la mi-avril 1994. Il y avait créé, entretenu et financé une milice d’Interahamwe, qui a commis de nombreux meurtres de Tutsis et de Hutus modérés.