GENOCIDE : Arrestation du Présumé Génocidaire Philippe Hategekimana Devenu Philippe Manier

Arrestation au Cameroun d'un Franco-Rwandais Philippe Hategekimana Devenu Philippe Manier, réclamé par la justice française pour génocide. Source AFP


Philippe Hategekimana, un présumé génocidaire, il a été naturalisé français, c’était une bonne opportunité pour lui de changer d’identité, ainsi il est devenu Philippe Manier.
Il vient d’être interpelé à Yaoundé au Cameroun en vertu d'un mandat d'arrêt international délivré par un juge d'instruction du pôle Crimes contre l'humanité du tribunal de grande instance de Paris, selon cette source.
Cet ancien adjudant-chef de la commune de Nyanza, dans le sud du Rwanda, est soupçonné d'avoir "organisé et participé à plusieurs massacres en avril 1994, tels que l'assassinat d'un bourgmestre tutsi, et plusieurs massacres de grande ampleur commis dans la région de Butare".
Une demande d'extradition devrait être formulée auprès des autorités judiciaires du Cameroun, en vue de sa mise en examen en France.
Il est à espérer que la Justice rwandaise demandera son extradition et que elle a la priorité sur la justice française car Hategekimana est avant tout un citoyen rwandais et que les crimes qui lui sont reprochés ont été commis au Rwanda.
En effet, Philippe Hategekimana avait fui le Rwanda après le génocide. Il était depuis domicilié en France, dernièrement dans la région de Rennes (ouest). Mais il avait récemment quitté le pays pour se rendre au Cameroun, selon la source judiciaire.
L'enquête le visant avait été ouverte à Paris en septembre 2015 après une plainte du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR) déposée trois mois plutôt.
Dans sa plainte consultée par l'AFP, le CPCR l'accuse d'avoir participé au massacre de la colline de Nyamure, qui avait fait des milliers de morts, ainsi qu'à celui de la colline de Nyamugari où près de 300 Tutsis avaient tenté de fuir.
Interrogé alors par l'AFP, Philippe Hategekimana avait contesté l'ensemble des faits qui lui sont reprochés.
Le CPCR, qui traque les possibles génocidaires en recueillant notamment des témoignages de victimes sur place, est à l'origine de plus d'une quinzaine d'enquêtes instruites en France, en vertu de la compétence universelle que le pays a attribué à ses juridictions pour les crimes les plus graves, comme le génocide.