A part que la France héberge un grand nombre des génocidaires contre les Tutsi qu'elle refuse de les juger, voilà qu'elle se montre réticente pour examiner a fond le dossier des militaires de l’opération turquoise.


En effet dans le cadre de la responsabilité des militaires de l’Opération turquoise, qui sont accusés d'avoir sciemment abandonné aux génocidaires Hutu des centaines de Tutsi sur les collines de Bisesero, du 27 au 30 juin 1994. Après leur départ, plusieurs centaines des Tutsi de Bisesero ont été massacrés. Mais la justice française n'a pas jugé nécessaire d'entendre l'ex-chef d'état-major des armées dans l'enquête sur les responsabilités de l'armée française dans ce cas précis.

Les avocats et les parties civiles considèrent cette attitude de la Justice comme une décision ouvrant «la voie à un non lieu». Le juge d'instruction de la cour d'appel de Paris a confirmé son refus d'auditionner les hauts responsables de l’Opération, dont l'ex-amiral Jacques Lanxade et son adjoint de l'époque, l'ex-général Raymond Germanos.

Les parties civiles dans ce procès qui qui accusent la force Turquoise date de 2005 sont l'association Survie, la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH et LDH) et plusieurs autres associations des survivants du génocide contre les Tutsi de 1994 qui a emporte plus d'un million de victimes.

La plupart des génocidaires qui vivent en France et dans certains pays Européens et africains, ont été exfiltres par l’Opération turquoise. Et la justice française, traîne les pieds pour juger ces criminels.

Il faut se rappeler aussi la présence de l’Opération turquoise au Rwanda qui avait divisé le pays en deux dans le but de protéger et de donner une chance au gouvernement génocidaire de reprendre le pouvoir. L’échec de l’Opération turquoise a permis d'exfiltrer le cerveau et autres responsables du génocide contre les Tutsi le permettent de se replier au Zaïre (RDC) et de se réfugier ensuite en France.

Et il faut noter aussi qu'une fois au Zaïre (actuel RDC), l’Opération turquoise a laissé un stock d'armement divers aux militaires génocidaires pour les permettre de rentrer de force au Rwanda. Cette situation est bien documentée dans les archives du Conseil de Sécurité des Nations Unies et dans les archives toujours inaccessibles de François Mitterrand.

Les crimes de l’Opération turquoise sont bien connus, mais la position de la France dans le monde, et de son veto au sein du Conseil de sécurité des Nations unies lui permettent de rester au sein des nations intouchables qui se permettent de tout dans ce monde.