Le Directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus accompagne le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres le 02/09/2019 à Kinshasa. Radio Okapi/Photo John Bompengo. Par OMS





 « Nous sommes bouleversés par la mort de ces agents dans l’exercice de leur mission qui était de sauver d’autres vies. Le décès de ces professionnels courageux est une perte pour le monde entier », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Il l’a exprimé dans un communiqué publié le 28 novembre. 

Deux attaques visant les agents intervenant dans le cadre de la riposte à la flambée d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo ont fait quatre morts et cinq blessés. Les attaques ont eu lieu pendant la nuit sur une « base » de Biakato où vivent les équipes d’intervention et dans un bureau de coordination de la riposte à Ebola à Mangina (Ituri). 

Parmi les personnes décédées, on compte un membre de l’équipe de vaccination, deux chauffeurs et un agent de police. Aucun agent de l'OMS ne figure parmi les morts, même si l'un d'entre eux a été blessé. Les autres blessés sont principalement des agents du ministère de la Santé.

Le Directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus accompagne le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres le 02/09/2019 à Kinshasa.
Radio Okapi/Photo John Bompengo

 « Je suis de tout cœur avec les familles et les amis de ces intervenants essentiels tués au cours de ces attaques. Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour mettre en sécurité les personnes blessées et les agents travaillant en première ligne dans les zones touchées. Ces attaques constantes doivent cesser. Nous continuerons à travailler avec le gouvernement de RDC, nos partenaires et la MONUSCO pour assurer la sécurité des membres de notre personnel et des autres agents de santé », a déclaré Mme Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.

Au cours de la semaine écoulée, le nombre de cas d’Ebola est tombé à 7, après un pic de plus de 120 cas par semaine atteint en avril 2019.

« La maladie reculait. Ces attaques vont lui permettre de retrouver de la vigueur et, en conséquence, plus de gens vont mourir.  Il sera tragique d’être à nouveau le témoin de souffrances inutiles au sein de communautés qui ont déjà tant souffert. Nous appelons tous ceux qui ont un rôle à jouer à mettre fin à ce cycle de violence », a déclaré le D r Tedros.