Arafat DJ, porte-étendard du coupé-décalé en Côte d’Ivoire est mort dans un accident de la circulation dans la nuit du dimanche au lundi.







Dans la nuit du dimanche 11 août, alors que le tout Abidjan se remettait des festivités de la Tabaski, les réseaux sociaux annoncent un grave accident de la circulation dans lequel serait impliqué Arafat DJ. Confirmation faite par son chargé de communication, les détails de l’accident filtrent peu à peu.

Selon les premières informations, en effet, Arafat DJ, à bord d’une moto, a violemment percuté le véhicule d’une femme qui serait journaliste sur la radio nationale ivoirienne, sur un tronçon dans la commune de Cocody. Très vite, l’artiste – inconscient – ainsi que l’autre victime sont évacués par les sapeurs-pompiers dans une clinique pour les premiers soins.

Joint par RFI, le ministre de la Culture et de la Francophonie, Maurice Bandaman, est revenu sur la chronologie des événements. « J’ai été informé, ce matin, sur le coup de 9h, heure locale, que l’artiste DJ Arafat était admis dans une clinique de la place, à la suite de l’accident qu’il aurait fait hier, à moto. Le temps de prendre les dispositions pour me rendre dans cette clinique, j’ai été appelé par l’hôpital, autour de 12h, qui m’a informé que l’artiste était mort dans la matinée. […] Il m’a été dit qu’il était gravement blessé et que c’était un accident très grave, parce que c’est un accident en moto sans casque, et c’est souvent mortel, ici, en Côte d’Ivoire, ce type d’accident », a-t-il déclaré.

« Une grosse perte pour la culture et la musique ivoiriennes »

Après l'annonce de la mort de DJ Arafat, ce lundi après-midi, l'heure est au recueillement. Maurice Bandaman évoque une grande perte pour la Côte d'Ivoire.

« En tant que ministre de la Culture, j’ai, pour ce jeune homme, un respect que nous avons toujours célébré. Nous l’avons décoré l’année dernière, en tant qu’officier de l’Ordre du mérite culturel, et donc c’est une grosse perte pour la culture et la musique ivoiriennes. […] Un artiste ne meurt jamais. Le corps est déjà peut-être inerte, mais l’artiste vit toujours à travers ses œuvres. La meilleure façon de pleurer DJ Arafat, c’est de le célébrer, de faire en sorte que sa mémoire vive et que nous puissions publier son œuvre », a ajouté le ministre ivoirien de la Culture.