Vincent Rivasseau, physicien et co-fondateur du centre AIMS (institut de mathématiques) au Sénégal, revient pour Sciences et Avenir sur son engagement pour les sciences en Afrique. Par Paul Kanate


Trois jours consacrés à l’Afrique des cerveaux : tel était le programme du Next Einstein Forum, qui se tenait à Kigali (Rwanda) du 26 au 28 mars 2018 et auquel assistait Sciences et Avenir. Au programme, des présentations par des chercheurs africains de haut niveau, les meilleurs de leur génération. Mais les Français y étaient peu présents. Explications avec le physicien français Vincent Rivasseau, spécialiste de la gravité quantique mais également président de l’Association de promotion scientifique de l’Afrique (APSA), également co-fondateur du centre AIMS consacré aux sciences mathématiques, au Sénégal.
Des chercheurs français s’engagent pour l’Afrique
Alors comment faire pour nourrir ce lien et permettre à ces jeunes chercheurs, s’ils le souhaitent, de rentrer mener leurs recherches au pays ? « Avec l’APSA, nous réunissons régulièrement des chercheurs africains à l’IHP. Nous organisons également des concours innovants : celui de cette année est consacré au développement durable en Ethiopie. Nous souhaitons également mettre en place un programme de bourses. » Si peu d’organisations françaises se sont déplacées au Next Einstein Forum, quelques chercheurs français y étaient toutefois bien présents, lors de cette édition comme des précédentes. Cédric Villani y était par exemple présent lors de la précédente édition en 2016 au Sénégal. Il donne également des cours de mathématiques au centre AIMS de Kigali, créé au Rwanda en 2016.