la performance du Programme intérimaire de la RDC avec le FMI n’a pas été globalement satisfaisante (officiel). Par Emilie MBOYO

 

 

 

 

La Rd Congo n’a pas atteint les critères de performance exigés par le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de l’exécution du Staff monitored program (SMP) autrement appelé Programme intérimaire. L’évaluation de cette institution de Bretton Wood indique un résultat « mi-figue, mi raisin », lequel nécessite des corrections en vue d’améliorer la performance conditionnant les négociations pour le programme triennal assorti de la Facilité élargie du crédit (FEC).

Si les critères quantitatifs ont été respectés de moitié, une seule de toutes les reformes structurelles convenues dans le Programme intérimaire n’a pas respectée. Quoi de plus normal, qu’avec la crise de Covid-19 qui a accentué la situation, que la performance dans la mise en oeuvre du Staff monitored program (SMP) ne soit globalement satisfaisante.

Ces faiblesses du côté congolais ont poussé le FMI à formuler de recommandations de certaines mesures visant à renforcer ladite performance. Ce qui est une exigence pour valider le bouclage du Programme intérimaire avec satisfaction et le démarrage de discussions en vue de la conclusion d’un programme de trois ans entre la Rd Congo et le FMI.

« Il y a de mesures que les autorités ont acceptées d’implémenter pour rendre la performance globalement satisfaisante. C’est une condition sine qua non afin d’engager les négociations pour le programme triennal assorti d’une Facilité élargie de crédit (FEC) », a déclaré le représentant pays du FMI, Philippe Egoume lors d’un échange avec la presse et les délégués de la société civile.

Ces mesures correctives sur lesquelles le Conseil d’administration du FMI reste regardant ciblent :

D’abord, l’élaboration d’un Budget 2021 réaliste et le maintient de la stabilité macroéconomique sur la base des engagements pris dans le Pacte de stabilité macroéconomique et monétaire entre le Gouvernement et la Banque centrale du Congo (BCC) ;

Ensuite, la consolidation de la transparence minière par la publication des récents contrats miniers conclus avec la SOKIMO et la MIBA et la mise en place la feuille de route dans le cadre de l’ITIE afin d’améliorer davantage la gouvernance minière ;

Et enfin, la finalisation du processus de restructuration de la Banque centrale du Congo (BCC), laquelle passe, à la faveur de la nouvelle loi en vigueur, par la nomination des commissaires aux comptes, le renouvellement de son Conseil d’administration et la nomination des deux vice-gouverneurs.

Considérant le fait que le programme intérimaire s’est terminé à la fin du mois de mai 2020, tout porte à croire que si les négociations seraient entamées plus tôt, elles pourraient consacrer l’entrée en Programme au premier trimestre 2021. 

« Tout dépend de la vitesse avec laquelle le Gouvernement va mettre en oeuvre les mesures qui lui sont recommandées pour renforcer la performance du Programme intérimaire comme préalables à toute discussion en vue de la conclusion du programme triennal », a rassuré Philippe Egoume.

A ce stade, il y a lieu de constater que la Rd Congo et le FMI sont dans une sorte de transition entre la fin du Programme intérimaire et le négociation d’un Programme à moyen terme.

L’implémentation par le Gouvernement congolais des mesures visant le renforcement de la performance du programme intérimaire qui s’est clôturé à fin mai 2020 avec des faiblesses donnerait un signal rassurant à cette institution de Bretton Woods pour amorcer rapidement la prochaine étape.