La nouvelle vague de criquets du désert, qui menace d’envahir la région est-africaine au cours des prochaines semaines, devrait épargner le Rwanda, l’Ouganda et la Tanzanie. Source FAO.








Les criquets pèlerins devront attaquer le nord-ouest du Kenya (comtés de Turkana et Marsabit), avant de traverser le Soudan du Sud, l’est et le nord de l’Éthiopie ainsi que le nord de la Somalie, épargnant le Rwanda, l’Ouganda et la Tanzanie, estime la FAO dans son dernier rapport sur le fléau des criquets pèlerins.

« Un nombre croissant d’essaims immatures de deuxième génération continuent de se former dans le nord-ouest du Kenya. La grande partie d’essaims se formera au cours des deux prochaines semaines », a indiqué l’organisation onusienne.

D’après les prévisions, les conditions climatiques (chaleur, pluies, vents) devraient diriger les insectes vers le nord de la région est-africaine voire jusqu’au Yémen, des zones qui seront plus propices à leur reproduction dans les mois à venir.

Les criquets pèlerins, arrivés en Afrique de l’Est fin 2019, se reproduisent exponentiellement grâce à des conditions climatiques favorables et se regroupe en nuées pouvant atteindre des millions d’insectes qui dévorent la végétation sur leur passage.

Dans un rapport publié début juin, l’International Rescue Committee estime que « des dizaines de milliers d’hectares de champs et de pâturages ont déjà été endommagés à travers la Corne de l’Afrique et l’Afrique de l’Est ».

Selon l’organisme IGAD, les criquets ont détruit entre janvier et avril près de 1,3 million d’hectares de pâturages et près de 200.000 hectares de champs en Ethiopie, entraînant la perte de 350.000 tonnes de céréales. Au Kenya, l’insecte est visible dans trois comtés semi-arides du nord du pays (Turkana, Samburu, Marsabit).

La Somalie avait début février déclaré l’ »urgence nationale” face au fléau. En revanche, la Tanzanie, le Rwanda et le Burundi ont été épargnés lors des deux premières vagues.

Face au risque pour la sécurité alimentaire, la Banque mondiale a approuvé en mai un programme d’aide de 500 millions de dollars tandis que des opérations de contrôle, notamment des épandages de pesticides, ont lieu depuis fin février.