L’Afrique du Sud devrait renoncer à l’acquisition de 2,5 GW de la production de la centrale hydroélectrique d’Inga III en développement en République démocratique du Congo. Gwladys J. Akinocho, Agence Ecofin







L’Afrique du Sud devrait renoncer à l’acquisition de 2,5 GW de la production de la centrale hydroélectrique d’Inga III en développement en République démocratique du Congo. C’est ce qui ressort du rapport « I need you, I don’t need you : South Africa and Inga III », publié par le Groupe de recherche sur le Congo basé aux États-Unis en collaboration avec Phuzumoya Consulting.

Selon les auteurs du rapport, l’importation de 2,5 GW d’électricité depuis la RDC coûtera par an 10 millions $ de plus que la production locale de cette même quantité d’énergie. En outre, cette importation obligerait la nation arc-en-ciel à construire des milliers de kilomètres de lignes électriques pour le transport de l’énergie achetée. Des lignes de transmission, dont la mise en place a été estimée à 4 milliards $ par les auteurs du rapport. Enfin, précisent-ils, cette énergie pourrait devenir inutile en raison des augmentations de capacité de production prévues par l’Afrique du Sud.

« Dans le meilleur des cas, Inga III pourrait fournir de l’électricité supplémentaire à la compagnie nationale d’électricité sud-africaine, Eskom, quoique très probablement à un coût plus élevé que d’autres sources et à un moment où l’approvisionnement en électricité deviendrait plus abondant et diversifié. Dans le pire des cas, l’Afrique du Sud s’engagera à acheter de l’électricité, dont elle n’a peut-être pas besoin, à un prix plus élevé que d’autres sources, et à se rendre complice des dommages importants aux communautés congolaises et à l’environnement », peut-on lire dans le document.

Le pays est le principal client de la production de la centrale hydroélectrique qui est actuellement prévue pour avoir une capacité de 4 800 MW.