L’augmentation de la dette publique Ougandaise pourrait créer un environnement hostile aux investisseurs, a indiqué cette semaine l’agence de notation Moody’s dans un rapport. Par Moutiou Adjibi Nourou, Agence Ecofin



Selon le document relayé par le Daily Monitor, l’institution de notation internationale aurait accordé au pays une note stable de B2 (hautement spéculative), ce qui traduit l’état peu attractif de l’économie est-africaine pour les investisseurs.
En effet, rapporte le média, la dette publique ougandaise se situerait aujourd’hui à plus de 8,3 milliards $. D’ici à 2019, le ratio dette publique/PIB de l’Ouganda pourrait atteindre les 44%, et réduire les chances de sa solvabilité, en raison d’une politique d’endettement mise en œuvre par le gouvernement de Yoweri Museveni pour financer ses projets d’infrastructure.
« L'alourdissement du fardeau de la dette... même lorsqu'il est lié à des investissements publics visant à stimuler la croissance et à générer des devises étrangères... pèse sur notre évaluation globale de la qualité du crédit en Ouganda.», a indiqué le vice-président adjoint de Moody’s, David Rogovic.
Face aux nombreuses alertes sur la viabilité de la dette du pays, Kampala a affirmé être en mesure de porter le poids de sa dette qui reste « inférieure au seuil de 50 % au-delà duquel la dette publique devient insoutenable », selon le gouvernement.
Pour rappel, le pays qui a entamé un vaste plan de construction d’infrastructures notamment dans le secteur pétrolier et visant à booster l’économie nationale, est prévu pour atteindre une croissance économique de 6% pour l’exercice 2018/2019, selon la Banque mondiale.