Les indicateurs sont au rouge. Le Burundi va mal dans tous les secteurs de la vie nationale. Au niveau socioéconomique, le pays de Nkurunziza se retrouve derrière dans la sous-région en particulier et au niveau continental en générale. Cette descente aux enfers est activée par la crise qui débute avec avril 2015, selon du moins les différents rapports consultés par la RPA.




Le mercredi 20 septembre 2017, le Ministre des finances Domitien Ndihokubwayo reconnait, dans un forum économique Burundi-Kenya que le pays a un problème de devises. Une situation qui, selon Domitien Ndihokubwayo, débute avec la crise de 2015 handicapant ainsi la plupart des activités commerciales. Le ministre Domitien Ndihokubwayo d’inviter ces hommes et femmes d’affaire à participer dans la procuration des devises au pays.
L’année 2017, la santé de l’économie burundaise connait un léger mieux, reconnait Salomon Nsabimana, expert burundais en macroéconomie dans une interview accordée au journal chinois à Xinhua.
Toutefois, l’économiste, chercheur professionnel à l’Institut de Développement Economique (IDEC) de Bujumbura et professeur à la Faculté des Sciences Economiques de l’Université du Burundi, souligne que beaucoup d’indicateurs restent inférieurs à la situation de 2014, jugée relativement bonne. Année au cours de laquelle certains indicateurs étaient un peu élevés.
La PARCEM, Parole et Action pour le Réveil des Consciences et l’Evolution des Mentalités dans son rapport sorti en octobre 2015, trouve que les indicateurs socio-économiques au Burundi ne sont pas de nature à tranquilliser. Le Burundi occupe quasiment la dernière position dans tous les secteurs aussi bien au niveau régional que continental.
Au niveau du PIB/ habitant, sur 54 pays africains classés, le Burundi occupe la 52ème place avec un PIB/ habitant de 300 USD/habitant.
C’est au moment où le PIB/habitant au Rwanda s’élève à 721 USD, 685 USD en Uganda, 768 USD en Tanzanie et 1461 USD au Kenya.
Selon les Etats généraux de l’Agriculture et de l’élevage de Juin 2014, dans son exposé « situation nutritionnelle et évolution de la sécurité alimentaire », on y affirmait que la Prévalence de la malnutrition chronique la plus élevée en Afrique et dans la sous–région 58% des enfants, seuil d’alerte 40% (un enfant sur deux au Burundi a des retards de croissance et d’une manière définitive). Le pays le plus touché par la faim au monde selon l’indice global de la faim approchant 40% est le Burundi.
Au niveau de l’espérance de vie dans l’EAC, le Burundi est encore une fois le dernier. Le burundais a une espérance de vie de 54 ans, le rwandais 64 ans, l’ougandais 59 ans, le kenyan 61,7 ans et le tanzanien 61,7 ans du moins selon données du PNUD recueillis par PARCEM.
La moyenne en Afrique est de 57 ans. L’espérance de vie dépend de plusieurs facteurs entre autre la sécurité, l’alimentation, l’hygiène de vie et la performance du système de santé.
Au niveau éducation, celui-ci reste l’un des secteurs les plus déterminants dans la création de la croissance et le développement même si le taux de scolarité a augmenté. Selon le rapport de PARCEM, les états généraux de l’éducation ont prouvé plusieurs défis : la qualité des locaux, insuffisance des enseignants en qualité et en nombre, difficile intégration de l’école fondamentale, coût de scolarité en réalité élevé malgré les gratuités annoncées, baisse catastrophique du niveau des élèves et étudiants.
Selon un rapport de la Banque mondiale de 2012, sur 200.000 personnes entrées dans la vie active, plus de 130.000 (67%) n’ont pas terminé l’école primaire, 28% l’école primaire, 3% enseignement de base, 1% enseignement secondaire, moins de 1% enseignement supérieur.